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« Les hommes accros au porno sont moins satisfaits dans leur couple »

 

Interview du Dr André Corman, médecin sexologue à Toulouse

Si les ados ont accès à des images porno, c’est encore plus facile pour les adultes, surtout sur le Web.

Selon une étude américaine de 2004, 33% des internautes consultent des sites pornos. En France, le portrait type du « consommateur de porno » sur Internet a été dressé dans une étude en 2005 : c’est un homme de 18 à 35 ans, célibataire ou étudiant, qui a un niveau d’études supérieur, un revenu plus élevé que la moyenne et habite en ville.

 
Les films porno donnent une image de la sexualité dénuée d’affect. La femme est totalement accessible, a toujours envie, l’homme est sur-performant… Le risque est de prendre cela pour argent comptant, alors que les acteurs trichent, ils prennent des médicaments pour prolonger l’érection, ils n’éjaculent pas… Un jour, un harder est venu me consulter parce qu’avec sa copine, il était éjaculateur précoce !


D’après une étude menée en Italie en 2000, 68% des hommes accros au cybersexe ont une baisse de l’intimité sexuelle avec leur partenaire. Ils sont émotionnellement détachés, moins satisfaits de l’apparence de leur conjointe, de leur relation, de ce qu’ils font ensemble au lit… Certains inventent même des excuses pour éviter la sexualité. Cela dit, il faut dédramatiser la pornographie chez les adultes. Elle peut combler un manque lorsqu’on est seul, avoir un effet stimulant pour certains couples, et même éviter certains passages à l’acte en limitant les fantasmes au petit écran.

 

(www.santepratique.fr : Isabelle Gonse en collaboration avec le Dr André Corman, sexologue à Toulouse).

Si votre couple connait des difficultés, n'hésitez pas à nous contacter : www.conseil-psy.fr

 

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Hyperactivité : le sommeil en cause ?

Le déficit d’attention et l’hyperactivité forment un duo dont les conséquences, en l’absence de prise en charge adaptée, peuvent être néfastes. Une série d’études montre de nombreuses associations entre ce syndrome et les troubles du sommeil, ouvrant de nouvelles pistes de traitement.

Il bouge, il s’agite, il parle tout le temps, c’est une « tornade »… mais avant tout, le gros problème de l’enfant ou de l’adulte « hyperactif », c’est qu’il n’arrive pas à se concentrer. Résultat : il est gêné dans les apprentissages, dérange ses proches, et ses difficultés affectent tous les domaines de sa vie quotidienne. Le trouble déficit de l’attention avec hyperactivité (TDAH) est un trouble de la vigilance. Le cerveau n’est pas assez « éveillé » et le patient se comporte comme s’il devait lutter contre la fatigue, d’où l’agitation et le manque de concentration.

Près de 200 000 enfants pourraient être concernés, de façon plus ou moins importante. Le TDAH est un problème de santé publique, car il entraîne dans de nombreux cas un échec scolaire, mais aussi des difficultés psychosociales, affectives et professionnelles – chez les enfants, puis à l’âge adulte. Il s’agit en effet d’un trouble développemental, évoluant tout au long de la vie. Il serait dû à un mauvais fonctionnement de la circulation de l’information dans le cerveau, via les neurotransmetteurs, notamment au niveau des systèmes dopaminergiques et noradrénergiques.

L’hyperactivité est souvent associée à des troubles du sommeil, un lien encore souvent méconnu par les médecins. Chez l’enfant, ce peuvent être des difficultés d’endormissement, ou du maintien du sommeil nocturne. On peut aussi observer, chez l’enfant comme chez l’adulte, un « syndrome des jambes sans repos ». Un besoin irrépressible de bouger les jambes empêche le patient de s’endormir, et s’il y arrive, ses jambes échappent à son contrôle et bougent sans arrêt : on parle alors de « syndrome de mouvements périodiques des membres inférieurs ».
A l’Hôpital Robert Debré (AP-HP), le Dr Eric Konofal étudie depuis 10 ans les liens entre les troubles du sommeil et le TDAH. Ses recherches ont montré une augmentation de 30% de la motricité au cours du sommeil chez les enfants présentant un TDAH. Ces derniers ont également tendance à somnoler durant le jour – tout en s’agitant pour se maintenir éveillés – ce qui aggrave leur trouble.

Les études sur le sujet ont montré qu’une baisse des réserves de fer dans l’organisme pouvait être lié au déficit d’attention avec hyperactivité, tout comme aux troubles du sommeil, car le fer est impliqué dans le bon fonctionnement du système dopaminergique. Le Dr Konofal a ainsi retrouvé un manque de fer chez 84% des enfants « hyperactifs » participant à son étude.
Suite à ces résultats, un traitement de sulfate de fer pendant 3 mois a amélioré significativement leurs symptômes. D’autres recherches sont menées pour savoir si un apport de fer pourrait diminuer les troubles du sommeil.

Pour en savoir plus : http://www.thada-france.org/

(Flavie Chatel-Baudrier AP-HP)

 

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