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Enfants et suicide : quel sens a la mort ?

Selon Boris Cyrulnik, «C'est vers 8-10 ans que le mot mort prend tout son sens». De même, «90 % des enfants qui se suicident ont eu un attechement insécure».

Boris Cyrulnik est psychiatre et chargé d'une mission sur le suicide des jeunes par Jeannette Bougrab, secrétaire d'Etat à la Jeunesse.

Nous reprenons les questions posées par 20 Minutes à l'occasion de la 15e Journée de la prévention du suicide :

Comment le théoricien de la résilience s'est-il retrouvé à la tête de cette mission ?
Ce sont les mêmes trois facteurs qui empêchent le processus de résilience et favorisent le suicide. La solitude, «personne ne me parle» ; le non-sens, «qu'est-ce que je fais sur terre?» ; et la honte des survivants (de la famille).

Y-a-il des signes annonciateurs?
Une fois sur trois, c'est une consultation pour un mal de ventre. Ils souhaitent exprimer un malaise, mais n'ont pas de mots pour le dire. Des muets qui parlent avec des sourds… Autre signe d'alerte chez les jeunes, l'isolement. On pense qu'il travaille, mais il est seul et ce sentiment s'aggrave, facilitant son passage à l'acte.

Comprennent-ils la portée de leur geste?
C'est vers 8-10 ans que le mot mort prend tout son sens, exception faite des pays en guerre. Un élément déterminant du suicide des ados est la violence conjugale précoce. Si l'enfant a vu très tôt ses parents se battre, cela laisse des traces qui se réveilleront à l'adolescence. S'il est seul à ce moment-là, il peut passer à l'acte.

Comment les prévenir?
90 % des enfants qui se suicident ont eu un attachement insécure. Mais on peut inverser la tendance via les familles ou les copains.

Et l'école?
L'école, au contraire, crée les conditions expérimentales de l'angoisse. Le Japon et la Finlande, en mettant la barre très haut, angoissent les enfants et connaissent un pic de suicide.

Quel rôle peut jouer une maladie ou un handicap dans le suicide de l'enfant ?
C'est la signification de la maladie ou du handicap qui compte. Ainsi, au Japon, un enfant qui travaille mal va estimer qu'il s'agit d'un handicap gravissime qui mérite la mort.

(www.20minutes.fr)

Vous vous posez des questions sur le bien-être de votre enfant, vous avez des inquiétudes ? Contactez-nous : www.conseil-psy.fr

 

 

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Comment soigner l'énurésie ?

 

Votre enfant fait encore pipi au lit et cela commence à avoir des conséquences sur sa vie scolaire, amicale, familiale.... Quels traitements peuvent être proposés ?


- L’approche comportementaliste : une alarme « pipi-stop » constitue un premier pas. Cela ne suffit généralement pas ! Il s’agit d’accompagner votre enfant en lui proposant des astuces : - remplir un calendrier mictionnel, - éviter les boissons le soir, - apprendre des exercices pelviens (retenir sa miction)… - aller souvent aux toilettes pendant la journée, - ne pas porter de couches pour dormir. Surtout, il faut déculpabiliser votre enfant! Au contraire, responsabilisez-le, en le faisant participer, par exemple en vous aidant à changer les draps, non pas parce que c’est « sa faute » mais parce que vous réglez le problème ensemble…

Toute méthode doit être de préférence mise en œuvre avec le médecin, et encadrée par des consultations régulières. Cela prendra du temps et exigera de la patience, mais elle est efficace. Elle apporte en effet jusqu’à 60% de réussite.

- La desmopressine (Minirin) : ce traitement est efficace (40% de réussite et même 60% quand il est associé à l’alarme pipi-stop). Il peut être utilisé de façon ponctuelle pour une nuit passée chez un copain ou la durée d’une colonie de vacances. Mais il doit être poursuivi pendant 3 à 4 mois, et les rechutes sont nombreuses à l’arrêt. De plus, mieux vaut l’utiliser avec précaution : l’enfant ne doit pas boire juste avant ni après sa prise, car une rétention d’urine trop importante est dangereuse. Ce qui explique que seule la forme orale existe maintenant, et non plus la forme nasale, à l’effet trop rapide. Les comprimés sont réservés aux plus de 6 ans. Dans 50% des cas, la situation est améliorée. Et plus l’énurésie est prise en charge précocement, meilleurs sont les résultats.

- Les antidépresseurs tricycliques : ils ne sont plus prescrits aujourd’hui en raison de leurs effets secondaires nombreux, et graves. Sans oublier que leur efficacité s’avère très faible, avec moins de 20% de réussite.

Ainsi chaque enfant peut ainsi bénéficier d’un traitement bien adapté.

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