Conseil-Psy: une écoute et un accompagnement permanents

Le Syndrome de Glissement Chez la Personne Agée

C’est la détérioration rapide de l'état général d’une personne âgée.


Le syndrome de glissement peut être déclenché par une affection aiguë qui, en l'absence de prise en charge thérapeutique adaptée, évolue vers la mort assez rapidement, dans un tableau de défaillance assez généralisée et de dépression sévère. Le syndrome de glissement peut s’installer aussi après une pathologie aiguë mais guérie et dont il ne subsiste plus de signes cliniques ou biologiques.

Cela se caractérise par la modification du comportement de certaines personnes âgées. Ce changement inclut la détérioration globale des fonctions intellectuelles, un désintérêt pour toutes choses, un refus de se mouvoir et de s'alimenter, une adipsie (ne pas avoir soif), un certain mutisme, un syndrome confus ou dépressif et surtout des manifestations de régression psychomotrice.
Ce syndrome ne réagit pas toujours aux anti-dépresseurs et peut conduire les personnes âgées à la mort si des soins ne sont pas rapidement et efficacement entrepris.
Le plus souvent cette pathologie est consécutive à une maladie, un accident, un deuil, la mise en institution, un conflit familial (vente de la maison..)….
Son pronostic est très péjoratif. Lors de cette décompensation, la personne âgée semble consciemment refuser à vivre.

Pour l’équipe médicale et l’entourage, il s’agit d’amener la personne à s’exprimer, l’écouter, en parler avec la famille. Il faut éviter avant tout le chantage, les menaces, la colère, l’infantilisation. Une aide psychologique peut s’avérer nécessaire.

 

Commentaires  

 
0 #23 17-03-2014 10:06
"Pocheron", en ce qui concerne le syndrome de glissement, pour l'affirmer ou l'infirmer, il vous faut un avis médical. Mais si vous me dites que votre grand-mère s'alimente bien, il me semble que ce ne soit pas cela. Cependant, si sa santé psychique vous préoccupe, demandez au médecin de venir la consulter. Bon courage
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+2 #22 10-03-2014 16:48
Bonjour, Voila ma grand mere a bientot 90 ans dans 1 mois, et après une dépression et de grosses douleurs dans les jambes, ma grand mere du jour au lendemain est dans le mutisme, commence a délirer ( avec un patch de morfine) et nous pouvons passer 2heures avec elle sans qu'elle ne parle. Elle mange très bien et dors très bien , là a ce niveau là il n'y a aucun problème. Dans la maison de retraite le discours des aides soignantes est toujours le meme : elle va plutot bien !!! alors que nous la famille nous voyons bien qu'elle ne va pas bien. La prise en charge dans les maisons de retraite me désespère... qu'en pensez vous? devrions nous forcer le medecin à se déplacer plus souvent, est ce le syndrome de glissement. Elle se met aussi a réciter des prières sans cesses, alors qu'il y a encore 2 mois elle avait toute sa tête... je suis completement déboussolée. Aidez moi a y voir plus clair. Merciii
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+2 #21 28-11-2013 10:23
Bjr

12 novembre 2013, mon père est décédé on ne sait pas trop de quoi et le psychologue avec lequel j'ai parlé me parle du syndrome de glissement. J'ai enfin compris en si peu de temps comment il est parti.
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0 #20 21-10-2013 10:00
Cyrielle, il faut poser toutes ces questions au médecin traitant ou au médecin de la maison de retraite.
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+4 #19 08-10-2013 17:02
Bonjour, mon grand-père a des symptômes identiques et nous je ne sais pas quoi faire...Il a fait un chute sous alcoolémie mi-juillet 2013 et a été hospitalisé environ 1 mois puis transféré en Soins continus mais il a brusquement perdu la tête, a des propos incohérents et surtout refuse toute alimentation il a perdu 20kg depuis mi juillet il pèse actuellement 37 kg.
Il est en maison de retraite en secteur fermé mais son état se dégrade encore puisqu'il refus de manger.
Le personnel soignant ne sait pas quoi faire et moi non plus.
Pourquoi ne veut-il pas manger? Vaut-il mieux pour lui qu'il aille en unité psychiatrique (son comportement est loufoque il se promène nu dans la résidence etc...).
Veut-il se laisser mourir? Il élude mes questions...
D'avance merci de votre réponse.
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0 #18 21-03-2013 18:58
bonsoir JEanne, en avez vous parlé au médecin traitant, à un gériatre? Il est souvent douloureux d'être confronté à cela. Bon courage à vous
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+1 #17 06-03-2013 09:17
je suis confrontée je pense à ce genre de pathologie avec ma soeur, son fils (unique) et moi ns ne savons plus quoi faire et quoi dire. Elle vient d'etre hospitalisée durant six semaines et de retour chez elle refuse de se lever de s'habiller et meme de se nourrit (ou elle vomit tt ce qu'elle mange) elle refuse aussi d'etre placer en maison de retraite et parle de la mort comme d'une délivrance . Que devons nous faire? La menace, le soutien, rien n'y fait, elle n'a plus aucune ENVIE elle qui était si active il y a qq mois encore merci de nous répondre
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-4 #16 29-01-2013 10:48
Calla, avez vous pensé à prendre rdv avec un gériatre concernant le syndrome de glissement. Quant à la maison de retraite, il s'agit d'informer le personnel de vos craintes pour qu'ils soient présents auprès de votre maman. Bon courage
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+12 #15 19-01-2013 17:46
Bonjour, ma mère est "je le pense" dans un syndrome du glissement ... elle a beaucoup maigri, refuse de s'alimenter, dit vouloir mourir, dort le jour et pas la nuit, commence à avoir quelques délires ... Après maintes hospitalisation s, son état déjà critique se dégrade et aucun mot n'est mis sur son état ... JE SUIS EXASPÉRÉE ainsi que tous les miens !!! l'hôpital ne voulait m^me pas l'admettre dans son enceinte, c'est LAMENTABLE !!! mes frères et sœurs ont opté pour la maison de retraite et maman ne veut pas y aller ... JE NE SUIS PAS D'ACCORD avec eux ... Je pense qu'elle se laissera aller encore plus vite. Qu'en pensez vous ?
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-1 #14 22-10-2012 08:33
Alain, soyez présents et rassurez votre maman du mieux que vous pouvez mais comme vous le dites, vous le faites pour son bien... Bon courage!
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Tout sur l'encoprésie

C’est la persistance d’un non contrôle de l’émission de selles chez un enfant de plus de 2 ans, ceci en l’absence de tout trouble médical neurologique ou digestif de type malformation. On parle également d’incontinence fécale fonctionnelle.

L'encoprésie est la défécation "involontaire" ou délibérée dans des endroits non appropriés chez un enfant d'âge chronologique et d'âge mental d'au moins 4 ans. Pour porter ce diagnostic, il faut que ce trouble survienne de façon durable (depuis au moins 6 mois) à une fréquence d'au moins une fois par mois.

L'encoprésie est presque toujours diurne ; elle se reproduit chaque jour, l'enfant étant conscient de l'émission de la selle, qu'il dit ne pouvoir contrôler. Il s'agit soit de selles véritables, dures ou liquides soit de simples souillures.
L'encoprésie ne doit pas être confondue avec les incontinences du sphincter anal (encéphalopathies, affections de la moelle etc.) et les banales souillures de slip de l'enfant qui s'essuie mal après être allé à la selle.

L'encoprésie survient le plus souvent après une période de continence fécale d'au moins un an.

La fréquence est de 3% à 4 ans et 1,5% à 8 ans. Elle est parfois associée à l'énurésie (" pipi au lit ") ou à d'autres troubles du développement : langage, coordination des mouvements etc.

L’encoprésie primaire est le fait d’enfants qui n’ont jamais pu maîtriser le contrôle de leurs selles. Les lésions neurologiques sont alors souvent la cause.

Bien souvent, l'encoprésie a été précédée d'une constipation opiniâtre pour laquelle différents traitements ont été essayés. Dans d'autres cas, il s'agit d'épisodes d'encoprésie sans constipation ni mégacôlon fonctionnel, liés à des troubles psychologiques (désir d'opposition ou de vengeance, naissance d'un puîné, difficultés scolaires ou familiales etc.) : l'encoprésie est la manière de l'enfant de dire :"non"!

L’encoprésie secondaire est en effet le versant « fécal » de l’énurésie : c’est un mode de protestation ou de réaction contre des contraintes extérieures que l’enfant juge trop fortes ou trop contraignantes.
Il s’agit alors d’une régression, dont la cause est souvent une rigidité trop importante des parents, ou une volonté de ceux-ci à ce que l’enfant brûle des étapes. Le passage délicat de la mise sur le pot, s’il est mal géré peut être à l’origine d’une encoprésie secondaire.

Le mécanisme de l'encoprésie est initialement une rétention fécale : au contraire de l'enfant qui acquiert le contrôle de la défécation, le futur encoprétique retient sa selle : c'est une opposition à la mère. L'effort qu'il fait pour retenir les selles est souvent interprété par les parents comme une tentative de défécation. L'enfant s'isole, s'accroupit et fait de violents efforts pour retenir ses selles ou les faire remonter si l'expulsion a commencé.

Une erreur éducative sphinctérienne est à l'origine de la plupart des cas : éducation coercitive ou trop précoce. A la longue, se crée une dyschésie intestinale génératrice de fécalomes ; la sensation de besoin est émoussée, l'encoprésie devient quotidienne, les exonérations ne se faisant plus que par regorgement. La défécation dans la culotte survient lorsque les moyens de rétention de l'enfant sont débordés ou lorsqu'une partie du fécalome se liquéfie et franchit le sphincter.

Les facteurs émotionnels et affectifs en cause se réfèrent au mode de relation de l'enfant avec ses parents, et surtout avec sa mère, vis-à-vis de laquelle le refus de la selle peut être une première manifestation d'opposition.

Les mères d'enfants encoprésiques ont souvent une personnalité particulière. Elles manifestent un intérêt pathologique aux évacuations intestinales de l'enfant . Elles sont incapables de tolérer une seule journée de constipation. Elles sont souvent angoissées, névrosées. La père est souvent absent. Une dissociation du couple est souvent retrouvée. L'encoprésie, une fois constituée, suscite des sanctions familiales, un comportement rejetant de la part de tout l'entourage, à l'école, qui peuvent aggraver le repli sur lui-même de l'enfant encoprétique. Le garçon d'âge scolaire devient souvent la risée de ses camarades de classe.

Le trouble entraîne très souvent une baisse de l'estime de soi avec un sentiment de honte et de culpabilité qui peut se compliquer de dépression.

Comment réagir ?

Préventivement il s’agit de laisser l’enfant aller à son rythme pour acquérir son autonomie.
Une fois installée, l’encoprésie primaire nécessite la consultation d’un pédiatre qui adressera l’enfant à un neurologue pour éliminer un trouble neurologique. Une encoprésie secondaire, elle, ne nécessite que le recours au psychologue. Celui-ci essayera de comprendre la raison de cette régression dans le contexte familial et personnel de l’enfant.

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