Conseil-Psy: une écoute et un accompagnement permanents

Dépression post-partum

 



Pour une majorité de femmes, mettre un enfant au monde est l'une des plus belles expériences de leur vie. Cependant, pour certaines, cet événement n'est pas synonyme de bonheur absolu. Peu de temps après l'accouchement, elles se sentent tristes, irritables et très fatiguées. Est-ce seulement l'adaptation normale à un bébé naissant ou le début d'une dépression post-partum ?


Pour une majorité de femmes, mettre un enfant au monde est l'une des plus belles expériences de leur vie. Cependant, pour certaines, cet événement n'est pas synonyme de bonheur absolu. Peu de temps après l'accouchement, elles se sentent tristes, irritables et très fatiguées. Est-ce seulement l'adaptation normale à un bébé naissant ou le début d'une dépression post-partum ?
Quand on imagine une jeune accouchée, on se représente une maman resplendissante avec un bébé magnifique dans les bras mais également le papa ébahi par cette scène idyllique. Mais la réalité est bien différente même si l’accouchement demeure un moment de grâce pour la plupart des femmes et représente le commencement de leur vie de mère mais aussi de famille.

Souvent, la jeune mère est fatiguée et se retrouve en proie à pas mal de doutes et de craintes concernant son bébé et sa capacité à elle à s’en occuper. La dépression post-partum touche effectivement beaucoup de jeunes accouchées. Cette pathologie doit être dépistée et traitée, en raison notamment de ses conséquences importantes, et parfois définitives, dans la vie d'une mère et d'un enfant.

La dépression post-partum se situe un stade au-dessus du baby blues et touche près d’une femme sur six. Elle débute vers la troisième semaine suivant l’accouchement et prend de l’ampleur vers la huitième semaine. Ce trouble moins fréquent reste aussi, à ce jour, moins connu. La plupart des femmes ne réalisent alors pas ce dont elles souffrent et subissent cette dépression dans le silence, ce qui engendre des relations tendues avec leur enfant.

Concrètement, cette dépression ressemble à une dépression normale, les symptômes étant : perte d’intérêt et de plaisir dans les activités quotidiennes (aboulie), agitation ou lenteur, tristesse, troubles du sommeil (insomnie), de l’appétit, idées suicidaires, sentiment de culpabilité, peur de nuire à son enfant ou au contraire, rejet de celui-ci etc. Par ailleurs, la dépression post-partum se caractérise par le fait que la maman remette en question sa capacité à accomplir son rôle et qu’elle se préoccupe anormalement de la santé de son nourrisson.

Afin d’éviter de s’enfoncer dans une grave dépression, il faut absolument oublier le mythe de la jeune maman parfaite qui est forcément comblée et heureuse. Avoir un enfant est, bien entendu, une chose merveilleuse mais il faut aussi savoir que cela engendre de la fatigue, qu’il faut l’accepter, ne pas être trop exigeante vis-à-vis de soi-même, ne pas avoir peur de se confier à des amis ou à sa famille et de mettre des mots sur les questionnements qui assaillent à ce moment-là.

Si vous vous pensez dans cette situation, n’oubliez pas que le temps permet d’apprendre les bons gestes à faire mais aussi d’avoir confiance en soi. Il ne faut donc pas sentir perdue lors de l’arrivée de votre bébé car être mère, cela s’apprend comme toutes les expériences de la vie.

Le plus important est de pointer et donc traiter cette maladie, laquelle peut avoir des conséquences importantes sur la relation mère-enfant. Cette dépression qui survient juste après l'accouchement est trop souvent attribuée à une fatigue naturelle liée à la grossesse. De plus, elle est culpabilisante. Cependant, il est indispensable d'oser en parler, de s'exprimer. Consultez votre médecin, il vous aidera. Diagnostiquée et prise en charge à temps, la dépression postnatale pourra rester un épisode isolé sans conséquence ultérieure et sans récidive.

Vous devez d’abord garder à l’esprit que vous n’êtes pas seule. Presque 20 % des nouvelles mamans connaissent une dépression post-partum. Il est également important de se rappeler que ce n’est pas votre faute. Voici quelques suggestions pour affronter la dépression post-partum :
• Ne pensez qu’aux projets à court terme plutôt que sur ceux à long terme. Faites une activité agréable quotidienne comme une promenade, prendre un bain ou parler avec une amie.

• Sortez de chez vous pour faire une activité extérieure, notamment culturelle.

• Passez du temps avec votre conjoint ou vos amis.

• Exprimez-vous, ne cachez pas vos sentiments et n’hésitez pas à demander de l’aide.

• Consultez votre médecin et pourquoi ne pas faire partie d’un groupe de soutien.

Une approche combinée, alliant un traitement médical et une psychothérapie, est nécessaire. Ce type de dépression se traite généralement par un suivi psychothérapique et/ou la prise d’antidépresseurs spécifiques (ils ont très peu d’effets toxiques et sont employés aisément chez la femme qui allaite), mais surtout avec le soutien de l’entourage. Dans 90 % des cas, la dépression post-partum dure moins d’un mois. Dans moins de 5 % des cas, on la retrouve 1 an après l’accouchement.

Une telle réaction dépressive est très difficile à prévoir. Cependant, en cas d’antécédent de dépression de post-partum, le risque de rechute est estimé à 25% en cas de nouvel accouchement.

 

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Hyperactivité : le sommeil en cause ?

Le déficit d’attention et l’hyperactivité forment un duo dont les conséquences, en l’absence de prise en charge adaptée, peuvent être néfastes. Une série d’études montre de nombreuses associations entre ce syndrome et les troubles du sommeil, ouvrant de nouvelles pistes de traitement.

Il bouge, il s’agite, il parle tout le temps, c’est une « tornade »… mais avant tout, le gros problème de l’enfant ou de l’adulte « hyperactif », c’est qu’il n’arrive pas à se concentrer. Résultat : il est gêné dans les apprentissages, dérange ses proches, et ses difficultés affectent tous les domaines de sa vie quotidienne. Le trouble déficit de l’attention avec hyperactivité (TDAH) est un trouble de la vigilance. Le cerveau n’est pas assez « éveillé » et le patient se comporte comme s’il devait lutter contre la fatigue, d’où l’agitation et le manque de concentration.

Près de 200 000 enfants pourraient être concernés, de façon plus ou moins importante. Le TDAH est un problème de santé publique, car il entraîne dans de nombreux cas un échec scolaire, mais aussi des difficultés psychosociales, affectives et professionnelles – chez les enfants, puis à l’âge adulte. Il s’agit en effet d’un trouble développemental, évoluant tout au long de la vie. Il serait dû à un mauvais fonctionnement de la circulation de l’information dans le cerveau, via les neurotransmetteurs, notamment au niveau des systèmes dopaminergiques et noradrénergiques.

L’hyperactivité est souvent associée à des troubles du sommeil, un lien encore souvent méconnu par les médecins. Chez l’enfant, ce peuvent être des difficultés d’endormissement, ou du maintien du sommeil nocturne. On peut aussi observer, chez l’enfant comme chez l’adulte, un « syndrome des jambes sans repos ». Un besoin irrépressible de bouger les jambes empêche le patient de s’endormir, et s’il y arrive, ses jambes échappent à son contrôle et bougent sans arrêt : on parle alors de « syndrome de mouvements périodiques des membres inférieurs ».
A l’Hôpital Robert Debré (AP-HP), le Dr Eric Konofal étudie depuis 10 ans les liens entre les troubles du sommeil et le TDAH. Ses recherches ont montré une augmentation de 30% de la motricité au cours du sommeil chez les enfants présentant un TDAH. Ces derniers ont également tendance à somnoler durant le jour – tout en s’agitant pour se maintenir éveillés – ce qui aggrave leur trouble.

Les études sur le sujet ont montré qu’une baisse des réserves de fer dans l’organisme pouvait être lié au déficit d’attention avec hyperactivité, tout comme aux troubles du sommeil, car le fer est impliqué dans le bon fonctionnement du système dopaminergique. Le Dr Konofal a ainsi retrouvé un manque de fer chez 84% des enfants « hyperactifs » participant à son étude.
Suite à ces résultats, un traitement de sulfate de fer pendant 3 mois a amélioré significativement leurs symptômes. D’autres recherches sont menées pour savoir si un apport de fer pourrait diminuer les troubles du sommeil.

Pour en savoir plus : http://www.thada-france.org/

(Flavie Chatel-Baudrier AP-HP)

 

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