Conseil-Psy: une écoute et un accompagnement permanents

Votre conjoint est infidèle ? vous êtes infidèle ? Comment réagir ?

Que l’on soit la personne adultère ou celle qui est trompée, comment réagir ?

Souvent, il est de notoriété publique de penser qu’une personne qui a été infidèle, le sera encore parce que elle a en soi de telles insatisfactions qu’elle passera sa vie à quêter et à mendier de l’attention, de l’amour…… Sur un plan purement psychologique et non moral, l'infidélité s’avère être une mauvaise réponse à une bonne question. Le problème est relatif au couple, mais également à soi-même. Parce que l'on a parfois en une sorte de vide existentiel, d'état de manque, de besoin d'être aimé. Il est classique de dire que les « infidèles » sont des personnes en perpétuelle quête de reconnaissance. Il s’agit donc de répondre à cette question : pourquoi ce vide ? La mauvaise réponse est d'aller combler ce vide de partenaire en partenaire, au lieu de faire un travail sur soi. En voyant cela comme une blessure, une faiblesse, on peut arriver à les pardonner et faire en sorte de leur donner confiance en eux.Ainsi, un infidèle peut redevenir fidèle, à condition que les deux partenaires acceptent le fait que le passé est le passé, à condition de ne pas laisser l'imaginaire et les ressentiments altérer le temps présent.

Dire ou ne pas dire ? Certains couples choisissent de tout se dire et d'accepter les entorses à la fidélité conjugale. Mais même dans ces cas de figure, l'adultère au lieu de renforcer le couple et donner un coup de fouet au désir, peut lui être fatal. Le plus insupportable pour celui qui est trompé n'est pas l'aveu de l'acte en lui-même mais la découverte de tous les mensonges et les omissions qui accompagnent presque souvent la tromperie. Celui en qui l'on avait confiance nous a trahi. Cela est un choc, mais aussi une sacrée remise en question, source de doutes et de questionnements. Celui qui apprend qu’il a été trompé, ressent une blessure inévitable pour son narcissisme, son amour propre. Cependant, pour celui qui a été volage, éviter d'aborder le sujet c'est garder pour soi un acte avec lequel on doit vivre au quotidien, dans le mensonge. Cela n’est pas facile et souvent un malaise s'instaure dans la relation. Le couple devient bancal par le fait même de ce blocage de la communication entre les deux partenaires. Si l'on en parle, il y aura certainement une crise dans le couple, mais elle aura le mérite d'expliciter le malaise, le mettre à nu et peut-être le surmonter... Il y a deux sortes d'infidélité : l'accident de parcours et la liaison installée. Si l'incartade est passagère, ou accidentelle, c’est souvent plus facile, car ce n’est pas sur le long terme qu’il faut faire attention à tout. Mais il faut vivre avec ce souvenir, ce fait qui a eu lieu. Alors, pour se soulager, faut-il le dire ou le taire ? A la longue, les ruses, la peur de se faire piéger finissent par créer chez l’infidèle une tension insupportable : cela précipite souvent l’aveu, qui sépare souvent plus qu'il ne répare.
Petite mise en garde contre cette transparence : La confession provoque un drame qui laisse des traces indélébiles. Elle pointe une transgression du contrat de confiance promis dans le couple. La thérapie permet de se remettre en question, pour en tirer une expérience positive.

Comment trouver la force de pardonner ?

Tout dépend de l’importance de la liaison. L’infidélité porte atteinte au sentiment de singularité : avoir été trompée, c’est ne plus pouvoir se penser la seule élue. Or cette conviction est indissociable de l’idée de couple, surtout s’il a prononcé les vœux du mariage ! Souvent on va mal, voire très mal. L’image de soi est mise à mal. Est-il donc possible d’effacer l’ardoise ? Oublier même quand la plaie est à vif ? Le pardon devient pratiquement impossible, lors de multiples trahisons ou lorsque la liaison a été de longue durée. A la douleur d’avoir été trahie à répétition s’ajoute l’humiliation de ne pas avoir eu le courage de rompre.

Comment pardonner quand on se sent trahi(e) ?

Le pardon, ce n'est pas de faire comme s'il ne s’était rien passé C'est prendre conscience de sa douleur, dire à l'autre cette souffrance. Le pardon n'est pas une absolution les yeux fermés mais quelque chose de très conscient, qui exige de s'élever en conscience et de dépasser son ego.

L'amour véritable, c'est le don d'amour. C'est sortir du besoin d'être aimer, c'est à dire de l'immaturité, sortir de la possessivité et respecter la liberté de l'autre. Dans l'absolu, aimer n'a rien à voir avec la possessivité. Aimer véritablement est un don inconditionnel qui n'attend pas forcément de retour. Aimer, c'est aimer la liberté de l'autre. Et cela n’est pas donné à tout le monde car la souffrance provoquée par cette épreuve identitaire qu’est l'infidélité est immense. Pour en sortir, au lieu de subir l'épreuve, il faut considérer que c'est l'occasion de remettre en cause son couple et sa conception de l'amour. Cependant, dans la réalité, il est primordial mais difficile de retrouver la confiance après une infidélité, car il y a quelque chose de cassé. Pour dépasser cela, il s'avère donc primordial de considérer cette épreuve comme l'occasion, la chance d'analyser les problèmes du couple et de révisiter la relation.

Du côté de l’infidèle, il s'agit de se faire pardonner. L’essentiel est de dialoguer. Il ne faut pas se laisser aller à la culpabilisation. Mieux vaut s'attacher à connaître les raisons d'une telle crise conjugale et trouver des solutions. Il faut réfléchir ensemble pour savoir pourquoi cela est arrivé, d’où provient l’insatisfaction. Il s’agit de dépasser la crise aigüe dans le couple, et l'issue à cette crise est de prendre conscience de la notion d’aimer, de savoir vraiment ce que l'on veut dire en disant aimer.Il faut également bien comprendre que le conjoint trompé ressent une blessure narcissique, se sent dévalorisé. Il va falloir reconstruire des relations de confiance.Et si l'amour est toujours là, il faut s'employer à le préserver. Cela ne se fera pas sans mal, ni en quelques jours.L'infidélité atteint l'amour propre, l'ego. Des liens clairs et sains avec son partenaire ne pourront se renouer qu'en dépassant ces blessures d'amour-propre, en se situant dans l'amour véritable, c'est à dire le dépassement de soi, qui n'a rien à voir avec le sacrifice de soi. C'est le dépassement de ses peurs, de ses angoisses, de ses ressentiments et de ses blessures d'enfance.

Une question essentielle pour la survie du couple réside dans le choix de rester ou partir. Pour cela, soit l’infidèle décide de changer et s’en donne vraiment les moyens, notamment en entamant une thérapie, si cela lui apparaît insurmontable, pour le conjoint trompé, il doit trouver en lui cette confiance en soi, qui s’est effondrée de par la trahison. La rupture est parfois la seule solution. Reste à surmonter les obstacles matériels, notamment financiers. De même, le fait de rester pour les enfants est un faux prétexte, et mauvais : quel modèle de couple leur donner en exemple si vous acceptez la situation. Il faut vraiment vous respecter ainsi que les enfants. Se séparer c’est se projeter dans la solitude, alors la liaison sert parfois de tremplin pour conjurer cela et donc précipiter la rupture du couple.

Dans tous les cas, le pire, c’est de se résigner à contre cœur, d’accepter la situation comme une fatalité. C’est baisser les bras non seulement face à ce choc mais aussi par rapport au sens qu’on donne à sa vie. Le risque que le couple sombre dans une indifférence hostile et méprisante est très grand. Cela est très destructeur pour soi mais aussi pour l’entourage, notamment les enfants qui subissent cette mauvaise ambiance. La trahison vous ronge et vous révolte et c’est une réaction saine. Il s’agit de donner du sens à sa souffrance et non y mettre un terme. Certains, cependant, refusent de lâcher prise car ils continuent à croire en leur couple.
Certains, dans le doute, submergés par les problèmes n’osent pas partir et attendent le départ des enfants, la fin des crédits de la maison à payer. Ils perçoivent, au gré du temps que l’ennui grandit, que le fossé se creuse et que le couple s’enfonce dans une sorte de torpeur avec un quotidien dans lequel il n’y a plus de plaisir, mais un état de tension grandissant face à l’ampleur du désert de leur vie affective. Quand le quotidien devient trop assommant et pesant, l’impossibilité de la vie commune devient flagrante et la séparation devient une évidence.

Mais quand l’amour s’en est allé, lorsqu’on n’a plus d’attente, de désir, ni d’espoir à force d’espérer, et l’on prend conscience de l’érosion du couple, de l’accumulation de frustrations et d’humiliations, il est souvent trop tard. Il faudrait réussir à se séparer avant de laisser à la dérive les sentiments et tout ce qu’on a construit. La liaison extra-conjugale peut être un avertissement, un message à entendre pour signifier qu’il est temps de prendre soin de son couple, pour que celui-ci puisse renaître.
Ces situations diverses aboutissent toutes à un constat d’échec aux conséquences quelquefois dévastatrices. La rupture ne peut se faire sans souffrance ! Face à l’échec, de multiples émotions nous assaillent : tristesse, colère, douleur, peur de l’avenir, solitude, confusion concernant des décisions à prendre avec aussi un sentiment d’échec face à nos rêves brisés et nos projets avortés.

Depuis la fin de la relation, la rupture, jusqu’à la phase de reconstruction, il s’agit de négocier avec toute une palette d’ émotions : choc, incrédulité, marchandage, colère, culpabilité, détresse…. L’épreuve est dure mais il ne faut pas sauter d' étape et être patient. Ces étapes sont nécessaires pour se reconstruire, elles offrent aussi une réelle opportunité pour redéfinir de nouvelles valeurs.

http://www.conseil-psy.fr/admin/index.php?2009/02/27/37-l-infidelite

 

Commentaires  

 
0 #49 sadhnagroeme 01-04-2014 18:46
De nouveaux mensonges aujourdhui.Il avait recu il y a 2 ans des papiers 2 la banque a propos d'un emprunt.Il m'a raconte qu'il garantissait un ami ki avait prit 1 emprunt.Faux.Il me raconte qu'il a perdu 1000 euro quand il etait a Paris et ne voulait pas que je sache ensuite que l'argent a servi a rembourse mon fils-faux encore.Il a tout simplement prit cet argent pour acheter des cadeaux pour sa maitresse.Car avant de partir il m'avait raconte que cet ami lui avait remis de l'argent pour lui acheter des trucs.Il est retourne avec des parfums chaussures etc kil disait etre pour la fam de cet ami.Or le mec n'a pa 2 fam e es gay.J'en ai aC2 ses mensonges.Il y a tou les evidences sur son infidelite mais il ne veut rien admettre.Sauf kil avait drague cet petasse en envoyant des messages seulement.C si grotesque.Et ils sont en train de s'envoyer des messages d'amour +rendez vous sans jamais s'etre touche.Je trouv degoutan qu'on puisse tant mentir.Quel conn...
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0 #48 sadhnagroeme 28-03-2014 16:46
mariee dep biento 25 ans, 2 enfant.JANV 2014 decouvre l'infidelite 2 mon mari dep 8 ans peu etre plu a travers des message sur un sim a son nom dont jt pa au couran.Il vit le gran amour avec el se diz etre com un vieu couple se donn des rendez vou.Mai le comble il drague d'autres petasses.Il est chef de la maintenace dan une usine et se tape une ouvriere.La petasse lapel son pti vv a elle tout seule.Mon mari a 52 ans e el 30,el avai 22 a lepok.Il se tape ausi un hotes 2 l.air e dotre don il me rest a decouvrir les identites.Il nie juste des mesgs jamais touche a ces fam 1 type com lui ne peu pa fer ca.Bref des mensonges enormes.Jai moi ausi 52 ans ne travail pa me vai divorc lui veu pa.c'est un coup tres dur pour moi car j'ave confians en lui e l'emai bocou.C com s'il me poignardai e ca fe telman mal.Je suis decu ecoeure revolte.Tant d'anees 2 mensonges e je nai rien vu.Le sable dan la voiture- vis a lil Maurice- les sieges alonge les barettes perdu dan loto parfum sur vetman...
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-1 #47 adminsteph 17-03-2014 10:09
Lilou, ne restez pas avec vos doutes et questionnements , parlez en à votre mari. Vous avez besoin de savoir ce qu'il en est. bon courage
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0 #46 Lilou 15-03-2014 10:17
En couple depuis 13 ans, mariée depuis un an. Notre histoire est une histoire d'amour véritable. Il y a 7 ans, mon mari m'a trompé, mon monde et son monde de sont écroulés lorsque j'ai découvert. Je l'ai quitté un an pour pouvoir lui pardonner. Il a eu des aventures j'en ai eu, mais notre amour était plus fort que tout ça. Nous avons chacun travaillé de notre côté pour comprendre pardonner avancer. Chose difficile a faire mais nous avons surmonté. Nous nous sommes mariés dans l'amour et la connaissance du passé. Le problème qui se pose aujourd'hui c'est qu'une femme l'a amené a se livrer. Il est prof particulier c'est une élève, elle est thérapeute de métierJe trouvais ça bien pour lui jusqu'à ce que je tombe sur une conversation ou cette femme lui parle de son ancien amant qu'elle se livre sur l'incompréhension de ces sentiments vis a vis de mon mari, sur le fait sur ça serait raisonnable qu'elle prenne de la distance physique avec mon mari etc.... Que dois je faire?
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+1 #45 lynette 13-12-2013 01:47
Bonsoir

Après avoir lu bcp de pages sur le sujet "comment pardonner après une infidélité ", j'ai décidé de commenter sur celle-la.. J'ai découvert il a près de 2 mois que mon mari m'avait trompée lors d'une séparation de 3 mois.. Nous sommes ensemble depuis 14 ans, 10 de mariage, 2 enf. et il savait que ct LA SEULE chose pr laquelle je partirais à la seconde.. et pourtant, je me suis entendue dire après 48h ss dormir et parler/pleurer/demander pardon "je ne pars pas".. Il dit que ct y'a 4 ans, lors gt partie avk enfants, k'il pleurait ts les soirs, et kil ave craque, devt l'insistance d1 femme..(mouais..), ms ke ca avait dure 3sem en discontinu, et ke c à l'issue de cela kil était venu me chercher et me demander de revenir, qu'il nave jms été infidèle avt ni depuis 4ans..
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+2 #44 klopotek 03-12-2013 12:46
Je suis d'accord. La tarologue n'aidera en rien. C'est se voiler la face. Un homme peut être très fourbe lorsqu'il trompe car il n'a aucun courage d'avouer et la peur que ça lui nuisse.(une femme je le pense moins car il y a l'affectif maternel d'être plus honnête d'après moi). Un homme qui dit à une amie ou vice versa "je t'aime" , "mon coeur", s'il n'y a rien , c'est qu'il y anguille sous roche tout de même. Vous avez tout de même eu une relation avec lui alors qu'il était marié.....hasard ou habitude ? Allez jusqu'au bout de la communication, ne lâchez pas et surtout ne vous dévalorisez pas et ne culpabilisez pas de penser ainsi. Bon courage
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+1 #43 stephadmin 12-11-2013 15:17
je ne suis pas certaine qu'une tarologue puisse vous convaincre de la sincérité de votre ami. Il serait plus pertinent de dialoguer encore avec ce dernier
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0 #42 morel 10-11-2013 12:38
Bonjour,
Je suis divorcée depuis 5 ans. J'ai rencontré un homme marié avec qui j'ai eu une relation pendant 3 ans, puis cet homme a finalement quitté sa femme pour s'installer chez moi. Cela fait 6 mois que nous vivons un bonheur parfait. Je n'ai pas face-book, lui oui. Un matin je décide d'aller jeter un oeil sur sa page, il s'était absenté, juste pour voir comment ça se présentait. Là je tombe sur une conversation avec une "amie" à lui avec des "je t'aime", "mon coeur" et autres douceurs…..après une explication avec lui, il me dit que c'est une amie de très longue date et qu'il n'y a absolument rien entre eux…………du coup je suis tellement mal que je me repasse en boucle cette conversation et que j'ai perdu l'appétit. Je pensais aller voir une tarologue pour m'assurer de sa sincérité!!
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+1 #41 stephanieadmin 21-10-2013 09:55
Sandra, allez consulter un thérapeute, ne restez pas seule avec votre souffrance. Quant au dialogue avec votre mari, votre déception ne le permet peut-être pas actuellement. Par contre vous pouvez expliquer à votre enfant pourquoi vous pleurez, avec des mots simples. Bon courage
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0 #40 sandra 16-10-2013 07:07
Bonjour, je vis actuellement une situation intenable mariée depuis 10 ans mon mari m à tromper 3x et .maintenant je decouvre qu il est en liaison depuis 2 ans et me l a enfin avouer alors qu avant il le niait. Nous avons fait construire une maison depuis 2 ans je ne sais pas quoi faire, il se donne 1 an avant de partir mais ce n est pas une vie pour moi! Je suis anéantie je ne sais plus pardonné, je passe mon temps a pleuré, et me voiler la face devant notre fils de 6 ans, aidez moi s il vous plait, je dors dans le canapé, je ne lui adresse quasi plus la parole, est ce que je reagie bien? Pourtant on a toujours dialogué, il n y a plus rien a faire le fait de le voir ou etre au telephone avec, fait que j ai des angoisses et pleure.merci pour vos conseils.
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Actualités

Les Conflits entre Frères et Sœurs

 

Les rivalités et les jalousies opposent les frères et les sœurs à tout âge. Cependant, ces sentiments et comportements sont particulièrement fréquents entre 3 et 6 ans, notamment du fait du complexe d’Œdipe.


Tout enfant souhaiterait avoir le monopole de l’amour du parent du sexe opposé, mais, à cette époque du complexe d’Œdipe, il découvre que non seulement ses parents s’aiment entre eux, mais encore qu’il doit partager leur affection avec un ou plusieurs autres enfants, qu’ils soient plus jeunes ou plus âgés.
L’enfant en est tout dépité : il veut tout pour lui seul et se retrouve avec une seule part, en présence de rivaux ou rivales……

Les parents ont souvent du mal à supporter les conflits opposant leurs enfants et toutes les disputes qui en découlent. Ils ressentent alors un sentiment de déception. Ils aimeraient que leurs enfants s’aiment comme eux les aiment, avec la notion de famille unie idéalisée !

Cependant, on ne peut pas faire l’économie des conflits : les bonnes relations fraternelles se bâtissent progressivement. Cette étape passe toujours par des phases d’opposition même parfois très marquée.

Par leur attitude, les parents peuvent éviter que les conflits ne prennent un tour trop violent ou trop durable. Tout d’abord en mettant des limites et surtout pas de favoritisme envers le petit dernier ni de sévérité accrue vis à vis de l’aîné.

La rivalité est d’abord ressentie par l’aîné à l’égard du cadet. L’enfant a bien entendu qu’il allait bientôt avoir une petite sœur ou un petit frère, mais en général, il n’y a pas vraiment cru : d’où viendrait ce « nouveau » ? Bien sûr, la mère a un gros ventre, mais d’ici à ce qu’il en sorte un bébé…. Et puis un beau jour, la mère s’absente et ne revient pas seule.

Au début, la mère est fatiguée et s’occupe surtout du nouveau-né ; elle lui demande de ne pas toucher le bébé et de ne pas faire trop de bruit. Pourtant ce nouveau venu est bien intéressant avec son petit corps ; ce serait amusant de le faire bouger et de lui ouvrir les yeux. L’enfant est très curieux et a besoin d’un contact physique avec le bébé. Il en prend possession devant les étrangers « c’est mon bébé ».

Une certaine déception peut naître de l’impression d’être négligé ; la mère accorde fatalement moins de temps à l’aîné, qui en éprouve de la jalousie. Les parents doivent donc faire très attention au favoritisme, et rassurer l’aîné en lui témoignant fréquemment leur affection.
En même temps, on est bien obligé de retenir l’enfant pour protéger le petit être encore très fragile. Il faut d’autant être vigilant que l’aîné peut très bien pratiquer des jeux agressifs sans s’en rendre compte.

On sait aussi que la vue d’un nouveau-né donne envie à l’enfant d’être traité comme lui, et qu’en conséquence il peut régresser dans certaines activités. Les parents devraient accepter ce comportement sans y attacher trop d’importance ; une attitude trop intransigeante risquerait de provoquer des conflits inutiles.

L’arrivée d’un petit frère ou d’une petite sœur est donc à l’origine de bien des contraintes pour l’aîné, qui peut manifester ouvertement des sentiments hostiles. Il existe aussi des actions ambivalentes : l’enfant qui embrasse le bébé avec un tel enthousiasme qu’il risque de l’étouffer est mu par un curieux mélange de tendresse et de haine. Finalement, cette agressivité est banale et doit être considérée comme une phase naturelle. Petit à petit, l’aîné comprendra que ce nouveau venu ne retire rien à l’amour que lui portent ses parents, et il consentira à lui faire une place. Il ne faut surtout pas juger ses actes sur le plan de la morale parce qu’ils ne sont ni intentionnés ni calculés.

Les enfants peuvent aussi manifester leur hostilité de façon voilée. Celle ci est déguisée en indifférence exagérée, et la décision des parents de ne pas intervenir est judicieuse.

D’une façon générale, il faut protéger le bébé contre d’éventuelles violences, mais sans pour autant culpabiliser l’aîné. Bien que les parents le souhaitent de tout leur cœur, on doit bien admettre que rien n’oblige les frères et sœurs à s’aimer. L’affection ne se commande pas ; si elle est forcée, elle ne saurait être sincère.

Partenaire passif dans les premiers temps, le cadet a très vite son mot à dire. Il joue alors un rôle actif dans les rapports fraternels. Le bébé est très attiré par les enfants plus âgés, qui le sentent bien. Il cherche à les imiter et se sent honoré lorsqu’ils consentent à jouer avec lui.

Les conflits commencent lorsque le plus petit vient s’imposer dans des jeux qui ne sont pas de son âge, quand il veut prendre les jouets de l’aîné ou mener la même vie que lui. Néanmoins, cette rivalité est très stimulante et souvent il progresse plus rapidement que l’aîné : il parle plus tôt et s’éveille plus aisément à certaines activités ; il commence parfois à lire dans le livres des « grands » qui ne demandent pas mieux que de l’initier à une science nouvellement acquise.

Il y a véritablement un problème quand les enfants font intervenir les parents dans leurs disputes. Les choses risquent alors de s’envenimer car les enfants peuvent avoir un sentiment d’injustice. Bien que ce soit très difficile, il faut donc s’efforcer de toujours conserver un équilibre entre les enfants, de ne jamais se laisser aller au favoritisme même le plus léger car le chouchoutage exaspère l’enfant qui se sent délaissé.

En outre, dans la mesure où il n’y a pas de danger physique, il est préférable de ne pas entrer dans le conflit. Les parents conserveront ainsi le respect dû à l’arbitre impartial, et les enfants apprendront à régler leurs affaires eux-mêmes.

Afin d’éviter d’aggraver les conflits qui opposent les frères et sœurs, rappelons-nous que :

- l’hostilité de l’aîné à l’égard du cadet correspond à une évolution naturelle, de même que la jalousie du cadet quand il voit que certaines choses sont permises au grand et pas à lui. Ces sentiments sont des étapes nécessaires au développement.

- Ces conflits persisteront sous des formes plus ou moins ouvertes bien au-delà de l’âge de raison, mais ils ont une action bénéfique puisqu’ils permettent à chaque enfant de se distinguer de ses frères et sœurs et de renforcer son autonomie.

Cependant, ces considérations générales semblent parfois tellement théoriques et lointaines pour les parents excédés par les chamailleries incessantes de leur marmaille. Voici un petit conseil pratique : les enfants éprouvent le besoin de se réserver des espaces différents. Malgré les difficultés inhérentes à la vie en appartement, il faut s’efforcer de leur ménager à chacun un coin où ils pourront jouer tranquillement lorsque l’envie de solitude se fera sentir. De même, on peut favoriser leur séparation temporaire : activités extra-scolaires différentes….. Il est également possible de les séparer pendant les vacances. Il est permis d’espérer que les retrouvailles seront chaleureuses ou tout du moins que l’hostilité sera apaisée.

Si vraiment la situation s’envenime, parlez-en au pédiatre ou allez consultez avec tout ce petit monde un psychologue (notamment en PMI).

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