Conseil-Psy: une écoute et un accompagnement permanents

Scènes de la vie conjugale

 

Serge Hefez en a vu défiler, des couples, depuis 30 ans qu’il exerce en tant que psychiatre, spécialiste de thérapie familiale (il est responsable de l’unité de l’Unité de thérapie familiale à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière)....

Serge Hefez est psychiatre, psychanalyste, thérapeute de couple et de famille. Il est l’auteur, entre autres, de La Danse du couple (Pluriel, 2002), Quand la famille s’emmêle (Pluriel, 2007) et Dans le cœur des hommes (Hachette Littératures, 2007).

Présentation de l'éditeur

« Je voudrais savoir si tu as envisagé, ne serait-ce qu’’un instant, de me proposer de venir skier avec tes copains.
- Mais tu n’aimes pas le ski…
- Ça m’aurait juste fait plaisir que tu aies envie que je t’accompagne.
- Mais tu voulais venir ?
- Non ! Mais je voulais que tu aies envie que je vienne. »

Asseyez-vous, écoutez, et regardez.. Ce qui se passe dans mon cabinet, c’’est ce qui se passe chez vous : vous y verrez des humains complexes et plein de ressources qui cherchent, comme nous tous, un équilibre entre ce dont ils rêvent et ce qu’ils vivent. Des individus aux prises avec les trois pôles de leur vie conjugale, de leur vie parentale, de leur vie sexuelle, qui bricolent et tentent – comme vous – de les rendre compatibles.
Le couple a-t-il un avenir ? Conjuguer ces trois pôles ne va plus de soi pour personne. Mais la créativité, la vitalité, la capacité de comprendre, de se projeter, le désir de faire de ces questions complexes une « œuvre » acceptable, vivante, riche de sens, alimente et transforme nos existences.



Biographie de l'auteur
Responsable de l'unité de thérapie familiale du service de Psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, Serge Hefez est psychiatre, psychanalyste, thérapeute de couple et de famille. Il est l'auteur, entre autres, de "La danse du couple" (Pluriel, 2008), "Quand la famille s'emmêle" (Pluriel, 2007) et "Dans le coeur des hommes" (Hachette littérature, 2007), et d'un "Antimanuel de psychologie" (Bréal, 2009).
 

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Suicide des jeunes enfants : un rapport alarmant de Boris Cyrulnik

Selon le psychiatre Boris Cyrulnik, les enfants, dont la détresse est souvent difficile à percevoir, sont aussi capables de se donner la mort, même si l'on croit parfois à des accidents.

Comment peut-on parler de suicide pour des enfants âgés de 5 à 12 ans? Cette question relève de l'insoutenable. En effet, si l'on connaissait ce phénomène toujours en progression chez les adolescents, le relier à ce que l'on pensait être jusque-là une mort accidentelle chez les petits, interroge.

Boris Cyrulnik a déposé un rapport (Rapport publié aux éditions Odile Jacob sous le titre «Quand un enfant se donne 'la mort'»), auprès du secrétariat d'État à la Jeunesse. Il y affirme que ce phénomène sous-estimé est en augmentation : officiellement une quarantaine de cas par an, mais il insiste : « si l'on ajoute les accidents non-accidentels qui sont en fait des suicides, on arrive à une centaine chaque année ».

Le professeur Jean-Philippe Raynaud, chef de service en psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent au CHU de Toulouse, accompagne la démarche : « Même si le phénomène est rare, je pense que cette initiative présente beaucoup d'avantages. On sait aujourd'hui qu'une brimade, la perte d'un animal de compagnie, celle d'un être cher dans la famille, un conflit entre parents ou une maladie chronique doublée de soins lourds à porter peut déclencher l'irréparable. De fait, notre société encourage la précocité et l'autonomie et demande trop souvent à l'enfant de se débrouiller seul. »

Il faut donc penser Prévention ! Car à l'image du rajeunissement de la puberté, des revendications de précocité qui progressent, de l'émergence d'enfants « adultifiés », la souffrance psychique touche de plus en plus tôt les jeunes. Selon le professeur Raynaud, « tout ce qui va créer un décalage entre la maturité réelle d'un enfant et ses aspirations » est un risque.

Selon l'Inserm, en 2009, 37 suicides d'enfants de moins de 14 ans ont été répertoriés en France métropolitaine (majoritairement par pendaison, strangulation ou asphyxie), 526 chez les 15-24 ans, tranche d'âge où le suicide est la deuxième cause de mortalité. Nul doute que cette question élargie aux plus jeunes sera au cœur du 2e Plan national 2011-2014 consacré au suicide. En Midi-Pyrénées, un programme de prévention est à l'étude par l'Agence régionale de santé.


Selon Boris Cyrulnik, les suicides aboutis sont rares chez les 5-12 ans mais ils sont certainement plus fréquents car les chiffres ne parlent que des suicides évidents. Ce sont les carences sensorielles précoces qui créent la vulnérabilité. Une pichenette peut suffire pour passer à l'acte. Une phrase blessante, une petite frustration, une mauvaise note à l'école ou le déménagement d'un copain peuvent provoquer une déflagration exceptionnelle. L'enfant peut écrire une lettre d'adieu. Le plus souvent, il se penche trop par la fenêtre ou descend d'un autobus en marche. Il ne pense pas qu'il va mourir. Il n'a pas la notion adulte de la mort. Et les adultes n'y voient qu'un accident.

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