Conseil-Psy: une écoute et un accompagnement permanents

Préparer l'après Divorce





Lorsque l’on se marie, c’est à priori pour la vie. En tout cas c’est ce que l’on se jure en ce jour inoubliable !!!!! Cependant, plus d'un tiers des mariages se terminent par un divorce, et même un sur deux dans les grandes villes ! Lorsque le couple bat de l'aile, que la vie à deux n'est plus possible, cette séparation dans les règles est parfois inévitable. Comment surmonter cette épreuve et tourner la page sans se déchirer, sans se perdre soi-même ?

Bien sûr, rien n’est prévisible et même les plus belles histoires d'amour ont une fin et se terminent en désamour. Cependant, certains facteurs pourraient prédire la bonne santé d'un couple et son avenir : les conflits et les silences seraient deux réelles causes de divorce. Les couples qui se disputent souvent ou qui au contraire sont trop distants auraient de grandes chances de divorcer. Dans les deux cas, ce n’est pas vraiment étonnant ! Les couples trop froids ou au contraire trop conflictuels ne semblent pas donc pas compatibles et faits pour s’entendre.






Des études ont noté que deux périodes sont plus à risques : avant la septième année et après la quatorzième. La première concerne les sept premières années de mariage durant laquelle les probabilités de divorce seraient élevées. La seconde période de fragilité se situerait aux alentours de 14 ans de mariage, en effet, les enfants deviennent de plus en plus autonomes ce qui laisse aux parents du temps pour réfléchir à leur relation et faire le bilan de leur mariage. Il existerait un lien entre ces périodes et les relations dans le couple. Ainsi, les couples qui se disputent trop souvent seraient ceux qui divorcent dans les premières années de mariage et les couples trop distants seraient plus vulnérables après 14 ans de vie commune.

Parfois, il suffit d’un seul sujet de désaccord difficilement abordable comme l'argent ou le sexe pour faire apparaître des problèmes sous-jacents. La façon de gérer ces difficultés laissent présager l’avenir à long terme ou non du mariage.

La relation entre les époux serait stable si le couple évite à tout prix les conflits et ne se dispute jamais. Cependant, un couple ne tient pas dans la durée simplement parce que les deux époux s’entendent bien ou arrivent à gérer leurs mésententes. Quid des sentiments ??? Notre inconscient nous a fait choisir notre conjoint mais parfois, la personnalité s’affirme ou change avec l’âge, les expériences de la vie…… Face aux désaccords et aux faiblesses du couple, il est parfois possible de revenir à une certaine harmonie. Cependant, pourquoi s’en tenir aux jugements moraux ? Le divorce est considéré comme un échec, alors qu'en réalité une séparation est parfois le gage d'une vie personnelle plus heureuse. Une séparation n'est pas toujours une mauvaise chose et certains couples en sont parfaitement conscients.

Lorsque la séparation est devenue inévitable, il est indispensable de gérer la crise en douceur, pour limiter la souffrance. Cette épreuve sera un peu moins douloureuse si les 2 époux arrivent à garder leur calme, acceptent de dialoguer, sont patients. Quand un couple se déchire, il peut sembler naturel de se confier à un proche, cependant une personne neutre est préférable. Surtout, il ne faut pas hésiter à se faire aider par une conseillère conjugale, par exemple, pour être assurés d'une parfaite confidentialité, d'une entière neutralité, et d'une qualité d'écoute qui doit leur permettre de renouer le dialogue.

Même s’il est « à l’amiable », tout divorce est douloureux. Quels que soient les rancoeurs, les difficultés actuelles, les motifs du désaccord qui entraînent la séparation d'un partenaire connu et auparavant aimé, il faut éviter de blesser celui qui a été le conjoint, l’ami, l’amant : c'est un jeu dangereux, dans lequel tous les deux seront perdants. Trop de tristesse, de culpabilité amènent parfois les protagonistes à se déchirer, à se faire du mal….Il est difficile de tourner la page, de renoncer aux acquis et partir vers l’inconnu.

Le jugement du tribunal est nécessaire pour mettre fin à l’histoire du couple. Il faut donc s’en remettre au juge plutôt que de verser dans le harcèlement, les accusations, la violence verbale voire physique. Le règlement du conflit peut être long alors il est préférable d’éviter de s’épuiser en conflits vains, en crises de colère….. Ce jugement est nécessaire pour repartir vers sa propre histoire, sans traîner derrière soi des contentieux, des griefs fondés ou non. Le jugement est également nécessaire pour que la situation soit claire vis à vis des enfants. Non seulement en ce qui concerne leur garde mais aussi pour que ceux-ci ne fantasment pas une éventuelle réconciliation.

Les enfants vont souffrir de cette situation dans la plupart des cas, même si parfois la vie familiale étant extrêmement difficile, les enfants sont soulagés du divorce de leurs parents… Il faut tenir compte de cette souffrance car les enfants ont alors besoin d’exprimer leurs émotions (colère, tristesse…) car ils sont démunis face à cette situation qu’ils ne peuvent maîtriser. Surtout il faut les rassurer, les conforter dans l’amour des parents, même séparés, et leur expliquer qu’ils ne sont en rien responsables de la situation. Evidemment, aucun parent ne doit prendre à parti les enfants, déjà partagés entre les deux parents, et agités d’émotions contraires. Le divorce est l’affaire des parents et même si les conflits sont extrêmes, il faut penser d’abord au bien-être et à l’équilibre des enfants. Maintenir le contact est une attitude adulte et positive, largement préférable à une hostilité stérile.

Un problème ? Des difficultés psychologiques ? Une déprime ? Un enfant qui sombre ? N’hésitez jamais à consulter un psy (psychologue, psychiatre, psychothérapeute de couple), pour parler et vous aider à tenir le coup. L’écoute d’un professionnel peut s’avérer nécessaire pour passer ce cap douloureux et ne pas sombrer. Face à ce bouleversement, on se trouve souvent confronté à ses propres limites, et on a besoin de toute notre disponibilité psychique pour passer ce cap. Un soutien psychologique transitoire pour soi, et/ou pour les enfants permet de mieux traverser cette période de chamboulement intense.

Souvent, soit l’ensemble du couple est en crise, c'est souvent l'un des deux membres du couple qui propose à l'autre de venir consulter. Pour sortir de cette crise, il faut essayer, à travers les entretiens, de savoir ce qui s'est passé avant, de faire émerger les différences, les problématiques et les incompréhensions.

Soit l’un des époux est délaissé par l’autre, il lui faut donc sortir de sa souffrance, à comprendre pourquoi ils en sont arrivés là. Le professionnel peut aussi les informer sur leurs droits en leur indiquant où s'adresser, quelles sont les procédures auxquelles ils s'exposent, notamment si ils désirent prendre un avocat. Le fait de parler à une personne neutre et inconnue permet au couple de s'exprimer plus librement, sans risque de jugement, et permet une réflexion plus objective.

Ne jamais oublier qu’il y a une vie après le divorce ! Pour surmonter cette épreuve, cela prend du temps. Il faut se reconstruire, trouver de nouvelles marques, de nouveaux repères. Mais c'est aussi l'occasion d'un nouveau départ ! En regardant vers l'avant, il est possible de tourner la page pour commencer une nouvelle vie. Il faut alors se défaire d’une relation, d’un lien remplis de sentiments forts négatifs et positifs. Dans bien des cas, l’une des deux parties ressortira de cette épreuve avec une perte d’estime de soi soit par le traumatisme vécu, soit par la trahison subie… Il est nécessaire alors de se reconstruire. Il faut aussi affronter la peur de la solitude. Il faut aussi apprendre à vivre sans l’autre. Après le divorce, la personne se retrouve seule, démunie sans repères, face à un non-retour. Même si l’entente n’était plus que de façade, la présence de l’autre était peut-être rassurante. Et puis, renoncer à des habitudes, à un cercle de relations après tant d’années peut s’avérer perturbant. Tout est bousculé. Il y a beaucoup de pertes et souvent du fracas. Non seulement la rupture en elle-même fragilise et est douloureuse mais la manière dont cela se passe aussi.

Une thérapie est donc souvent souhaitable pour ne pas trop se détruire et surtout pour se reconstruire. La thérapie permet aussi de comprendre ce qui s’est passé, c’est une bonne occasion de réfléchir, de se poser, de prendre du recul, de retrouver des repères, de s’inscrire dans sa propre histoire. Chemin tortueux qui emmène vers un nouveau départ, vers le changement.

Notre existence est jalonnée de séparations, de ruptures qui structurent la trame de notre vie. Ce sont des étapes nécessaires mais parfois douloureuses, épreuves de blessures et de pertes qu’il faut gérer aussi bien physiquement que psychiquement, consciemment et inconsciemment. Malgré la douleur, il faut apprendre à quitter, à se détacher, à perdre. La rupture s’apparente à une déchirure, la séparation apporte la possibilité de reconstruire. La séparation conditionne chaque étape du développement de tout individu. Toute la difficulté est d’apprendre à se séparer pour vivre…

Tout ceci est angoissant. Le couple est le lieu où se rejoue les scènes de l’enfance, expériences primaires qui sont les racines de notre existence. Des carences lointaines ont parfois rendu la personne fragile et font que toute séparation est vécue comme une profonde détresse car le travail nécessaire d’élaboration ne peut se faire. L’équilibre de la personne sera alors perturbé par une séparation vécue de façon traumatique. Le divorce entraîne une blessure narcissique pour celui qui le subit avec un doute de soi, de sa valeur, de sa capacité à aimer encore. L’avenir se présente sombre et la tendance est au repli sur soi. La déprime est presque inévitable.

Il faut alors prendre le temps de se remettre. Ce temps de convalescence est nécessaire pour récupérer et effacer les peines. Il est aussi utile pour faire le point sur la situation et éviter de foncer dans une autre relation sans avoir réellement fait le travail de deuil. On en sort grandi, plus riche en connaissance de soi, plus vivant, plus vrai. On s’autorise alors à exister à nouveau.

 
 

Commentaires  

 
0 #3 planchez 15-04-2012 18:46
moi je me retrouve seule aprés trente ans de vie commune ! d'un seul coup il est partie me laissant seule dans un village ou je ne connais personne ! je cherche bien sur à me rapprocher de ma fille ! c'est trés dure la solitude !!!!!
Citer
 
 
-2 #2 10-10-2011 09:32
Je ne connais pas votre situation, mais laissez lui le temps de digérer la séparation. Si vous êtes trop envahissante à son gout, il fuira! bon courage et n'hésitez pas à nous contacter si besoin : contact@conseil -psy.fr
Citer
 
 
+1 #1 07-10-2011 17:09
Que faire si la personne perçoit toute discussion comme une agression?
J'ai cru quand le "secouant" je le ferais réagir il a pris celà pour de l'agrssivité de ma part.....
J'ai eu "tout faut" il ne veut plus me parler, me contacter.....
Je l'ai perdu
Citer
 

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

Consultations

Votre panier est actuellement vide.

Les News par Mail

Entrez votre adresse email:

YouCMSAndBlog Module Generator Wizard Plugin

Actualités

Les 3 Phases du Complexe d’Œdipe chez le Petit Garçon

 


La phase phallique :

Le garçon a l'intuition des jeux sexuels qui existent entre ses parents et prend conscience qu'il existe entre eux une complicité dont il est exclu. La frustration qu'il en ressent provoque plusieurs comportements typiques où l'enfant tente de s'interposer entre son père et sa mère (il entre dans la chambre parentale sans frapper, par exemple). Il finit par entrer en rivalité directe avec son père et peut exhiber son pénis à sa mère. Avant cette période, le père était vécu comme une mère auxiliaire. L’enfant va dorénavant se rendre compte que le père a en fait une fonction bien particulière. Il représente une menace potentielle. L’enfant se rapproche de sa mère. Il vient de comprendre que le père intéresse beaucoup la mère, malgré ses revendications à lui, enfant. S'en suit alors une attitude de colère et d’admiration pour ce personnage qui accapare et plaît tant à sa mère. L’enfant vient de juxtaposer la fonction parentale du père par rapport à lui , avec la fonction d’amant par rapport à la mère. Il est difficile pour l'enfant d'accepter de partager. L’enfant se trouve plongé dans sa première solitude d’humain et tend alors à se replier sur lui-même.

La castration symbolique :

Le père s'oppose aux désirs de l'enfant. Le petit garçon le considère alors comme quelqu'un avec la stature d'une figure autoritaire susceptible de le punir. L'enfant s'imagine la castration soit comme sanction par le père dans leur rivalité (on parle alors de « complexe d'Oedipe positif »), soit comme identification à la mère dans un désir inversé de séduire alors le père (« complexe d'Oedipe inversé », qui rend compte de l'ambivalence et de la bisexualité humaine). Dans les deux cas, cependant, les pulsions sexuelles constitutives du complexe sont refoulées. Aussi cette étape est-elle souvent à l'origine de traumatismes et de névroses.

La résolution du conflit :

Le refoulement des pulsions sexuelles dure jusqu'à l'adolescence (période de latence). La crainte de la castration amène le garçon à renoncer à la satisfaction sexuelle avec l'un ou l'autre de ses parents et lui permet ainsi de sortir du complexe d'Oedipe, de chercher d'autres partenaires sexuels que sa mère, et de construire désormais sa propre personnalité en empruntant des éléments aussi bien à son père qu'à sa mère.

Espace Client








Conseil Psy