Conseil-Psy: une écoute et un accompagnement permanents

Pourquoi mon conjoint est-il infidèle ?

L'infidélité est l’une des crises majeures que peut traverser un couple, mais aussi l'une des plus douloureuses. Elle n’est plus l’apanage des hommes par contre, elle n’ est souvent pas la même : plus accidentelle pour les hommes, et souvent plus calculée et réfléchie chez les femmes. L'adultère n'est plus puni, et devient aujourd'hui une affaire strictement privée. D'ailleurs, cela fait longtemps qu'on ne dit plus «adultère» ni «flagrant délit» au sujet des frasques extraconjugales.

L'infidélité est souvent le reflet d’un problème perdurant au sein du couple, mais elle révèle souvent également l’existence d’un conflit à l'intérieur de soi. Il est donc essentiel de s'interroger sur le pourquoi de l'infidélité, tant du côté de celui ou celle qui trompe son partenaire que de celui ou celle qui est trompé.
Pour certains d’ailleurs, l'infidélité peut s'avérer une crise salutaire pour le couple, une occasion réelle pour faire le point et repartir, ensemble, dans une même direction. il s’agit alors de considérer ce bouleversement comme une chance pour essayer de mieux se comprendre et d'avancer.
Cependant, par les émotions, les remaniements personnels qu'elle entraîne, l'infidélité reste un bouleversement qui peut causer autant de bonheur que de dégâts irréparables.

En mettant de côté le plan moral et en se basant sur un plan purement psychologique, l’infidélité commence lorsque dans notre tête, on n'est pas avec la personne présente mais avec quelqu'un d'autre. Faire l'amour en pensant à quelqu'un d'autre, c'est déjà de l'infidélité. Par contre, éprouver de la tendresse pour quelqu'un, ce n'est pas de l' infidélité si les gestes sont exempts de désir. Souvent, dans l’infidélité, de toute façon, on se trompe soi-même, mais il n'y a pas à culpabiliser.

Pourquoi de nombreux couples connaissent l’infidélité ?

Le plus souvent, on pense que l'insatisfaction sexuelle est le moteur de la relation extraconjugale, ou que celle-ci résulte d’une perte de désir d’un des deux partenaires ou du couple lui-même. En tout cas, les raisons peuvent être multiples : l'ennui, combattre la routine du couple (ou la redouter), le coup de foudre, le plaisir de la transgression, le goût de la vengeance, chercher ailleurs tendresse et attention …

Un adultère n'est jamais anodin. Il s'agit d'un signal d'alarme qui indique un problème de couple : la perte du désir sous la pression anesthésiante de l'habitude ou un besoin profond d'espace personnel, par exemple. L’amant ou la maîtresse comblerait tous les manques, les angoisses et les désirs.

L'amant(e) serait le dopant du mariage, aussi efficace que le Viagra? Faire ménage à trois serait le seul moyen de réveiller sa vie à deux. Certains avancent même des vertus thérapeutiques sur la libido conjugale.

Le passage à l'acte se prépare longtemps à l'avance, sur le terrain inconscient des rêves, des fantasmes, des frustrations. Dans la majorité des cas, ce qui est en ressort, c’est que l'origine du comportement adultère vient d’un conflit datant de l'enfance, un besoin de réassurance narcissique. Plus rarement ce serait réellement un problème d'origine sexuel qui amènerait à l’infidélité.

Ce qui est nouveau, c’est que les femmes sont en train de rattraper les hommes. Cependant, pour les hommes, il s’agit souvent de se rassurer sur leurs performances, sur leurs capacités à séduire…..C'est aussi le fantasme de la madone et de la putain: d'un côté, la femme légitime, aimée ; de l'autre, la maîtresse, « baisée ». Pour les femmes, le principal est tout autant le plaisir charnel qu'une écoute, une attention, ce qu’elles ne retrouvent plus chez leur mari.

La tromperie est un acte de compensation aux frustrations conjugales. Mais inconsciemment, on trompe l'autre pour le punir de ses défaillances, parce qu'on se sent délaissé ou injustement traité.

Les adultères sont plus fréquents entre 30 et 50 ans tant chez les hommes que chez les femmes. C’est une période de doute quant à sa capacité de séduction. La confiance en soi a besoin d'être restaurée en se confrontant à quelqu’un de nouveau. Tout pour se prouver qu'on plait, et séduire, avec l'insouciance des 20 ans. Une sorte de conjuration face à la vieillesse encore lointaine mais inexorable.
Le couple est également en danger pendant la grossesse et immédiatement après la naissance d'un enfant. Si les deux partenaires n'y prennent garde, leur intimité peut être perturbée par la présence du bébé. Certains hommes ont du mal à faire l'amour à leur femme quand elle est enceinte ou après l’accouchement. Ils expliquent souvent qu'ils ne trouvent plus en leur femme toute la séduction qu'elle déployait au début. Ainsi, ils en viennent à la considérer davantage comme une mère. Souvent, ils ne veulent pas la quitter pour ne pas la faire souffrir et maintenir une stabilité chez l'enfant. Mais il faut savoir que c'est un faux prétexte car l'enfant sera plus heureux avec des parents séparés qu'avec des parents qui se disputent constamment. Certaines femmes, nouvellement mères, se consacrent exclusivement à leur enfant à la naissance de celui-ci. S’ajoute à cela la difficulté parfois à retrouver une image satisfaisante de leur corps... Les femmes qui sont infidèles peuvent aller chercher dans le regard d'un autre ce qu'elles ne trouvent plus dans les yeux de leur partenaire. Souvent aussi, mais cela est valable autant chez les hommes que chez les femmes, la santé sexuelle du couple chavire et elles ont besoin d'un petit coup de piquant pour la relancer. Pendant la période qui entoure la naissance d'un enfant, le couple doit s'efforcer de préserver des espaces de tendresse, d'échange et d'intimité. Sinon, le fait d’être devenu parent risque d’évincer totalement la sexualité et la sensualité.
L'infidélité peut survenir à cause d’un trouble sexuel, culpabilisant l’un et lassant l’autre. Dans ce cas précis, il est salutaire pour le couple d’aller consulter ensemble un spécialiste afin de trouver une solution satisfaisante pour les deux partenaires et pour que ceux-ci puissent exprimer leur vécu face à l'autre.
Chaque couple et même chaque individu donne un sens très personnel à l'infidélité. Est-elle la violation d'un serment social, religieux, sacré? Un petit écart sans lendemain ni conséquence, qui ne fait de mal à personne ou vraiment un coup de canif définitif dans le contrat conjugal?

L’incartade amoureuse est acceptée par la société, mais pour l’individu qui la subit, elle est insupportable. L'adultère incarne désormais l'expression d'une liberté mais peut entraîner une réaction radicale chez le/la trompé(e). Il reste d'ailleurs le motif principal de divorce. Personne n'en sort indemne : il y a toujours de la culpabilité et presque toujours une victime. La personne trompée se sent foudroyée par une blessure narcissique, comme si elle n’existait plus car n’existe plus pour le conjoint (en tout cas dans ses désirs). Parmi les causes d'infidélité, on a énoncé le tiédissement des sentiments et une frustration sous-jacente. Cependant, la réponse n'est pas forcément une aventure extraconjugale. Il faudrait analyser la situation dans le couple et de trouver les moyens d'être satisfait. Néanmoins, on ne peut pas grand chose contre le besoin d'exotisme, le besoin d'aventure. Mais encore faut-il être conscient, que pour assouvir ce besoin, on risque d'entrer dans des situations qui s'avèreront douloureuses.

L'adultère ne résout pas les problèmes du couple. Il est seulement l'indicateur de l'usure conjugale. Il révèle souvent un état de manque profond, qu'il faudrait peut-être analyser par un travail personnel. Et cette quête permanente de l'homme que mènent certaines, traduit sans doute un manque d'amour de soi et d'affirmation.

L'infidélité serait-elle thérapeutique ? Certains lui prêtent cette vertu. En effet, dans certaines circonstances, elle permettrait, en effet, de prendre du recul sur son quotidien... pour s'apercevoir ô combien finalement, on est bien dans son couple ! Cependant, entre l'infidélité qui va ressouder le couple et celle qui va l'éclater, très peu d’écart….. Rien n’est jamais sûr !!! Mais il apparaît que, souvent, lorsqu'un partenaire est infidèle, il lui arrive de réévaluer ses sentiments et de constater qu'il tient finalement à sa vie actuelle et son conjoint. Cela permet parfois de prendre un recul nécessaire afin de tirer un bilan plus positif de son quotidien. L’adultère amène une bouffée d'oxygène, quand un couple est en crise En s'éloignant du couple en souffrance, il pourra retrouver une harmonie après avoir relativisé les problèmes du couple. Cela permet de faire une mise au point. Mais attention, cela n’est pas un conseil, ça fonctionne pour certains mais cela peut mettre un point final à une union pour d’autres.
Les progrès techniques apportent de nouvelles formes d'infidélité, notamment la "cyber-infidélité", à portée d’écran, sans sortir de chez soi... Il existe même des agences spéciales qui fournissent des "alibis" pour "tromper" en toute sécurité. Si la ruse se perfectionne, quel combat permanent pour vivre dans la dissimulation. L'infidèle doit manier la double vie avec précaution parce que apprendre la trahison de son conjoint est toujours un choc.

http://www.conseil-psy.fr/admin/index.php?2009/02/27/38-que-faire-en-cas-d-infidelite

 

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Dois-je emmener mon enfant à l'enterrement d'un proche ?

 

Face à la perte d’un être cher, le premier réflexe des parents est de protéger leur enfant. Pourtant, celui-ci doit aussi pouvoir faire ses adieux mais surtout pouvoir commencer son travail de deuil.


Il semble important pour l’enfant de comprendre que la mort est définitive. Les paroles et explications n’ont pas toujours « l’impact » voulu. L’enterrement est en cela un bon principe de réalité.

Alors, il est fortement conseillé de permettre à l’enfant d’assister aux funérailles.

Cette cérémonie des funérailles peut lui permettre de comprendre la disparition du proche, et ainsi de vivre cette épreuve en étant entouré et en bénéficiant du soutien familial : présence rassurante, paroles réconfortantes, gestes tendres, textes en souvenir de l’être cher…

L’enfant peut ainsi observer les rituels, prendre le temps de la cérémonie pour assimiler le deuil en se fabriquant des souvenirs et pleurer librement.

L’enterrement est aussi le meilleur moyen de faire ses adieux à une personne disparue.

Ainsi, associer l'enfant au deuil de la famille, lui permet d'affronter la réalité tout en profitant de l’entourage réconfortant.

Cela n’a pas de sens de laisser l’enfant seul à la maison pendant que toute la famille assiste à un enterrement. Peut-être le vivra-t-il comme une punition, comme une mise à l’écart et son imagination aura tout le loisir de créer des fantasmes concernant ce décès. Les choses doivent être claires et posées et pour cela la présence de l’enfant est très souhaitable.

L'enfant a le droit de pleurer, de se fabriquer des souvenirs, de faire son deuil, sinon comment pourrait-il se construire? L’enfant a parfois aussi envie d’être aux côtés de ses parents, pour les soutenir.

On a longtemps pensé qu’il fallait protéger les enfants des réalités trop dures de l'existence. Ce genre de réflexe ne fait que repousser le moment où l'enfant devra affronter la réalité. C'est exactement le même principe de fuite lorsqu'un parent rachète un doudou identique à celui perdu la veille !

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