Conseil-Psy: une écoute et un accompagnement permanents

Les dossiers de Conseil-Psy
L’ENTRÉE EN MAISON DE RETRAITE LECTURE SYSTÉMIQUE DU TEMPS DE L’ACCUEIL

 

L’entrée en maison de retraite est souvent une situation douloureuse, aussi bien pour la personne âgée que pour sa famille.

Au moment de l’admission, la famille est démunie, elle a perdu tous ses repères, et n’osant ou n’arrivant pas à dire la vérité, ses membres ne peuvent dénoncer ni leur souffrance, ni leur culpabilité. Les membres de la famille vont alors osciller entre démission et agressivité envers le personnel.

En fait, l’entrée dans un établissement pour les personnes âgées est un moment crucial qui ouvre à de nombreuses possibilités ou qui interdit tout devenir à cette partie de la vie, peut-être la dernière. Cet ouvrage présente l’apport de l’approche systémique au moment de l’accueil.

À travers des cas cliniques, l’auteur propose, sans dogmatisme, une méthodologie et un modèle qui permettent de donner un rôle et un statut social aux personnes âgées qui entrent en institution.

Un livre de référence pour les professionnels confrontés à la réorganisation du lien familial.

 

En librairie le 19 octobre 2017

 
L'Hôpital : sans tabou ni trompette

Valérie Sugg, Soignante en cancérologie, dénonce la souffrance de ceux qu’elle côtoie tous les jours : les soignants, en détresse respiratoire sévère !

« Je pense que le système de soins français a poussé le bouchon un peu trop loin et que la « maltraitance » des équipes est arrivée à son apogée. On retrouve là l’idée du management à contre-courant, contre-productif, contre le mur aussi, tout contre ; le truc qui semble jouissif : gérer des équipes en les rabaissant, en refusant d’écouter ce qu’elles en pensent et comment elles pourraient améliorer la situation. C’est irrespectueux, parfois humiliant et ça se veut au top de la gestion de personnel. Sauf qu’à force de s’en prendre plein la tête, le personnel sent bien qu’il finit par faire l’essentiel, juste les soins, vite, parfois bien, parfois de plus en plus mal. Il serre les dents, le personnel, il compense, mets des compresses (moins chères, mais de mauvaise qualité), tente de juguler l’hémorragie de manques de plus en plus criants : de personnel, de matériel, de temps, mais le garrot ne suffit plus. Tous les soignants essayent de dire qu’on est au bord de la falaise, chacun tente d’alerter sur les risques pris même plus au niveau du manque de temps par patient, et parfois même de l’intervention médicale elle-même qui n’est plus « secure ». Mais personne ne veut entendre. Le directeur d’établissement tente bien parfois de faire remonter l’information plus haut, mais il devrait arrêter les signaux de fumée et prendre son téléphone pour se faire voir et entendre, plus haut, trop haut. Et puis trop d’intermédiaires, de chimères. Il ne faut pas attendre ce qu’on appelle en haut lieu « l’incident » pour réagir, mettre un emplâtre sur une jambe de bois, le faire si possible au 20h et avec indignité. Car ces prétendus « incidents » sont le plus souvent des décès, des amputations, des handicaps qu’il faut éviter, le plus possible, parce qu’il n’est pas question de continuer à sacrifier des vies, celles des proches aussi, de ces « incidents » que les soignants n’oublieront pas et dont ils rêveront (enfin cauchemarderont) jusqu’à la fin de leur carrière, voire plus si culpabilité. On pense à la chute de Germain, quatre-vingt-douze ans, qui est mort dans la maison de retraite où une aide-soignante était seule la nuit pour soixante occupants (comment est-ce possible ?) et qu’elle ne l’a hélas pas entendu tomber, trop occupée qu’elle était de nettoyer Anouchka qui s’agitait dans son lit inondé de pipi. La manip radio n’a pas non plus vu, à sa onzième heure de travail de la journée, que l’irradiation qu’elle lançait n’était pas celle de Kevin et qu’il allait en subir les conséquences jusqu’à la fin de sa vie, bien trop largement écourtée. L’interne de garde aux urgences n’a pas capté l’infarctus de cette jeune femme de trente ans, sur son brancard dans le couloir qui en compte douze ce soir-là alors qu’un jeune garçon de quinze ans, accidenté partait en déchocage et que madame O. avait un pouls filant, ce qui paniquait l’infirmière qui ne cessait de le questionner à son sujet.

Je préférerais écrire un livre sur les nombreux exploits des soignants, cet acharnement qui a sauvé tant de vies, évité tant de complications ou de mutilations.

Mais voilà, à force de tirer sur la corde du « vous êtes là pour les malades, vous ne pouvez pas abandonner madame L. qui a besoin d’une radio même si vous avez déjà dépassé d’une heure trente votre temps de travail », « Vous pouvez sauter le déjeuner pour m’aider à », « revenir sur vos repos, vos congés… », tout cela insidieusement (j’allais dire en douce) a miné le terrain des espoirs, alors qu’aucune reconnaissance des conditions de travail difficiles n’est arrivée de plus haut ni à cheval ni par pigeon voyageur. Je suis frappée, ces dernières années, de l’état psychologique déliquescent dans lequel se trouvent certains soignants, et de cette perte de confiance en soi qui en découle. La perte de joie de vivre aussi, de bonheur à être en relation avec des personnes malades au profit d’un stress, d’une angoisse de l’erreur, de la faute redoutée, d’une conscience de ne pas faire bien, mais au mieux, d’une désillusion par rapport au rêve de soignant qu’ils avaient, de cette déconsidération générale qu’ils subissent sans jamais aucune reconnaissance si ce n’est des malades et de leurs proches. Ils voudraient s’opposer, mais même s’ils refusent de revenir de leur week-end alors qu’un sms leur indique qu’ils sont soudain réquisitionnés le samedi matin, le week-end est foutu car ils culpabilisent malgré tout de ne pas être revenus pour remplacer, aider untel qui est resté du coup le seul infirmier dans le service. Car on va être clair et franc, si les soignants continuent à travailler malgré cette situation actuelle si dégradée et dégradante c’est grâce, et uniquement grâce au soutien des malades qui voient bien comment les soignants courent, semblent épuisés, fatigués, au point même que parfois des malades n’osent sonner l’infirmière ou rappeler le médecin par peur de … les déranger.

En revanche, jusqu’au ministère bien amer de la Santé, chacun s’est frotté les mains et s’est réjoui d’un mode de management de plus en plus pervers favorisant ― et ce, consciemment ― la culpabilisation.

Et comme on est dans le domaine du soin, ça a fonctionné !

Comment un chirurgien peut-il refuser de prendre un énième malade qu’on lui a rajouté en consultation alors qu’il est déjà 21 heures ? Comment l’infirmière peut-elle partir alors que sa collègue du soir s’occupe déjà du petit Hugo qui supporte mal sa chimio et angoisse à la tombée du jour, elle qui sera seule jusqu’au lendemain, avec l’interne de garde (mais qui lui est sur deux services en même temps) et alors que Léa vient de vomir dans son lit ? Elle fait comment l’infirmière pour partir quand même ? Elle fait quoi l’aide-soignante alors qu’elle a fini son service à l’Ehpad et que sa collègue de nuit n’est pas arrivée parce qu’elle a eu un accident de voiture en route ? Qui est là à vingt heures pour gérer cette situation exceptionnelle, mais qui met en jeu la présence nécessaire de nuit dans ce service ? Eh bien vous savez quoi ? Aucun d’eux ne partira parce qu’ils ont une conscience de leur métier, parce que la direction joue sur cette empathie que tout soignant a forcément pour les malades et que c’est un puits sans fond, la compassion. S’il y a autant d’arrêts maladies chez les soignants, s’ils vont aussi mal c’est parce qu’on leur en demande trop et qu’en plus ils ont une image fausse de ce que les malades attendent d’eux. Une sorte d’idéal du bon soignant, mais un idéal donc pas réaliste qui ne fait qu’accroitre parfois le sentiment de culpabilité qu’ils ressentent de ne pas être à la hauteur. On aimerait que les cours de méditation annoncés durant les études de médecine puissent être accessibles à tous les soignants, on aimerait surtout qu’ils aient tous le temps d’en faire. On aimerait qu’ils puissent respirer un peu, en conscience, et revenir à plus de calme intérieur. Mais dehors, là, dans les services c’est Mossoul, alors forcément difficile de tenter la zen attitude ou de réfléchir à sa pratique en tant que soignant quand le service ressemble à un champ de bataille où gisent des blessés, mais où s’agitent si peu de combattants. »

Extrait de « L’hôpital : sans tabou ni trompette » de Valérie Sugg, aux éditions Kawa.

 
Ranger. « Je range donc je suis »

Voici Le Livre sur-mesure pour les personnes atteintes de troubles de l’organisation :

Les troubles cognitifs comme la maladie d’Alzheimer, les troubles neurologiques comme la maladie de Par­kinson ou enfin, la dépression ou parfois même le « burn out ».

Il est ludique, amusant et intelligent.

Les personnes atteintes de ces nombreux troubles pourront enfin retrouver une harmonie personnelle, fami­liale et sociale ainsi qu’une vie plus légère.

Grace à une organisation précise, à un rangement rigoureux ainsi qu’à des astuces simples, il propose une méthode accessible et efficace ; elle permet de trouver une régularité quotidienne et une routine solide sur laquelle s’appuyer pour regagner en confiance et mieux appréhender la vie courante. Cette mise en place en­gendre des effets positifs à long terme.

Pour rendre ce sujet plus doux, les dessins « tout en fraîcheur » imaginés par Isabelle Stell racontent, avec humour, notre quotidien souvent submergé.

Extraits :

«Savez-vous qu’une habitude se met en place en vingt-et-un jours ? (…) Pour prendre de nouvelles habitudes ou faire quelque-chose par automatisme, vous devrez la répéter vingt-et-une fois pour qu’elle rentre définiti­vement dans votre corps… mais sans vous faire grossir (…) »

« Écrivez votre liste de course sur un papier, plutôt que sur une ardoise (…) sauf si vous préférez emporter votre ardoise au supermarché avec vous ? … Qui n’aime pas avoir une ardoise chez son commerçant ! »

«Si vous partagez votre salle de bain (…) utilisez des paniers de couleur différentes pour chacun (…)»

OUI, le rangement peut être amusant, bienveillant et aussi thérapeutique !

 

Virginie Tempelman, à peu près 40 ans, ancienne attachée de presse, a longtemps vécu entre Londres et New-York où elle y a découvert une culture radicalement nouvelle du rangement et ainsi pu y développer ses méthodes d’organisation ! Mère de 3 enfants, son rôle de maman lui donne quotidiennement l’occasion de trouver des solutions infaillibles pour gagner en efficacité ! La diffusion aujourd’hui de ce livre lui permet d’envisager de décliner ce thème sous d’autres formes ludiques.

Isabelle Stell est dessinatrice, architecte et maman d'un petit garçon de 6 ans. Elle a exercé son métier d'ar­chitecte à New York et Hambourg. En 2014, elle crée le carnet de dessins blog 'those little things'

(www.isabellestell.com) et expose en 2016 'Ces petites choses' pour la Mairie de Paris. Ses projets à venir : des publications pour le retail et la préparation de nouveaux carnets de dessins.

 
PreventoDingo : Comment sensibiliser et éduquer les enfants, dès leur plus jeune âge, aux risques d’accidents de la vie courante ?

  

Fais attention, c’est très chaud, cela peut te brûler...

Ne cours pas dans l’escalier, tu pourrais tomber et te faire mal !

Qu’est-ce que tu as mis dans ta bouche ?

Zut, j’ai cassé un verre ! Ne touche à rien, tu pourrais te couper...

 

Pour l’enfant, l’environnement quotidien est un fabuleux terrain de jeu et la vie une aventure de tous les jours... Mais certaines découvertes et explorations peuvent s’avérer dangereuses, voire très dangereuses. En France, un accident domestique grave se produit toutes les 3 minutes.

Pour sensibiliser les enfants et les adultes aux dangers de la vie courante et accompagner les enfants sur le chemin de l’autonomie pour qu’ils deviennent acteurs de leur propre sécurité, Aritma a imaginé et co-édité en partenariat avec Cocktail Games un nouveau jeu, ludique et éducatif : PreventoDingo.

Avec ses jolies cartes illustrées, PreventoDingo réinvente le mémo pour transmettre de manière simple et amusante, aux enfants dès 3 ans, 24 règles de sécurité pour apprendre à reconnaître et éviter le danger !

Brûlure, chute, noyade, étouffement... A l’école, au parc, chez la nounou, et plus encore à la maison, le danger se cache partout ! Il est tellement présent au quotidien, qu’il devient facile de l’oublier... Selon les enquêtes menées sur la prévention des accidents domestiques, une très large majorité de Français sous-estime les dangers de la vie courante, et en particulier ceux présents au sein même de leur logement.

Parce que les enfants sont les premières victimes des AcVC et que s’amuser est le meilleur moyen d’apprendre, il est temps de jouer à PreventoDingo !

PreventoDingo est disponible en France et en Belgique auprès des librairies indépendantes, de nombreux Leclerc, Gibert Joseph, Gibert jeune, des boutiques de jeux indépendants, Amazon, et aussi dans la boutique en ligne Cocktail Games :

http://www.cocktailgames.com/jeu/preventodingo/

 
Les cinq codes d'éveil : le retour de l'énergie du coeur

Dans son dernier livre, Le chamane d’Ek-Balam, Alain Williamson nous dévoilait cinq codes de vie menant à l’élévation de la conscience et ultimement à l’illumination :

« Demeure dans la simplicité. »

« Cultive la joie. »

« Embrasse ta mission de vie. »

« Endosse ta véritable nature. »

« Aime de tout ton être. »

Dans le présent ouvrage, l’auteur développe chacun de ces codes. Tout en maintenant le concept d’élévation de conscience, il présente les cinq codes dans un ensemble cohérent formant un véritable programme de vie. Le lecteur sera à même d’intégrer les codes dans sa vie quotidienne et également de s’en servir pour son évolution spirituelle. La compréhension et surtout la mise en application des cinq codes apporteront des changements majeurs dans la vie du lecteur et favoriseront son plein épanouissement.

Non seulement ces cinq codes sont-ils gages de transformation pour soi et pour l’humanité, mais ils sont aussi annonciateurs du retour de l’énergie du coeur, dont le monde a tant besoin actuellement. Cette énergie, vivifiante et porteuse d’amour, prépare la voie à une nouvelle vision de la vie qui remplacera graduellement la vision réductrice et matérialiste qui a longtemps prévalu sur terre.

Alain Williamson, fondateur et président directeur général des Éditions Le Dauphin Blanc, est aussi auteur et traducteur. Il a écrit les succès de librairie Le Tableau de vie, La Villa des Miracles, le chamane d’Ek-Balam et Ho’oponopono, en plus de plusieurs autres ouvrages.

 
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Actualités



Comment se faire accepter par les enfants de votre nouveau conjoint ?

 

Familles recomposées…

.....quand les couples se séparent et en forment un nouveau, cela se passe parfois mal, notamment pour les enfants. Difficile alors de vous faire accepter par l’enfant de votre nouveau conjoint(e). Comment concilier cette nouvelle relation entre adultes et l’acceptation des enfants ?


En matière de familles recomposées, toutes les situations existent ! L’arrivée d’un nouveau conjoint peut se passer plus ou moins bien. D’autant plus si chacun amène ses enfants d’une précédente union…La nouvelle « famille » se révèle bien souvent complexe et délicate à gérer... et cette belle aventure peut vite se transformer en cauchemar.

Inutile de revenir aux mythes de Cendrillon ou Blanche Neige : le grand nombre de divorces a fait émerger ce phénomène des plus actuel qu'est la famille recomposée !. Quel rôle prend chacun mais surtout la « marâtre ». Comment peut se sentir heureux dans sa nouvelle famille ? Quelles sont les relations avec les beaux-enfants ?
Pour que tout ce passe pour le mieux, il est nécessaire d’éviter les situations conflictuelles ou douloureuses et trouver l'équilibre au sein des familles recomposées. Il s’agit de trouver la bonne distance sans empiéter sur le territoire de leur parent biologique. Cette place de la femme du père (et inversement) reste à inventer. Certaines se sentent utilisées comme une « bonne », ou une « baby-sitter »ou autres dénominations peu gratifiantes. D’autres ont envie de tenir un rôle plus actif dans la famille et d’être copine ou éducatrice. D’autres encore ont l’ambition d’assumer ce rôle de mère. Peu importe l’inclinaison de chacune, la plupart du temps, la belle-mère (même la plus conciliante) se heurtera à différents obstacles.

Tout d’abord, la belle-mère (le beua-père) ne remplacera jamais la maman (le papa) des enfants. Il ne faut pas vouloir aller dans cette direction. De même, la relation « mère »-enfant est une relation à deux. Il ne suffit pas de vouloir aimer et materner les enfants pour être acceptée et mieux encore aimée par eux. Le lien doit s’établir petit à petit. Avec les enfants plus jeunes, les choses sont plus simples. Ils sont en effet en demande de câlins et alors les deux désirs se rencontrent. Par contre, avec les plus grands, et notamment les adolescents, c’est plus problématique car ils sont à l’âge où ils doivent se détacher des images parentales pour se créer leur propre identité et accéder à l’autonomie. Le fait de leur montrer de l’attachement peut leur poser problème car l’attitude maternante offerte risque d’être perçue comme une sorte d’agression. Autre obstacle, celui de la société qui, pendant longtemps, a eu un regard négatif et a réprouvé la prétention de la belle-mère à usurper la position légitime de la mère.

Autre point épineux : la représentation symbolique du lieu de vie de cette nouvelle famille. Soit celui-ci est la propriété d’un des nouveaux conjoints, ou bien c’est un lieu nouveau, neutre, décidé en commun, ce qui semble la meilleure solution pour éviter toutes les frustrations, rancoeurs…. Chacun doit se sentir chez soi. En ce qui concerne la belle-mère, sa position doit lui être attribuée par le père ou alors elle doit la conquérir tout en étant confortée par le père. En effet, cette position validée par le chef de famille, lui permet d’instituer ses propres règles, de ne pas être désavouée, et ne pas être rabaissée au rang de l’employée de maison. Bien sur, tout est implicite. Et il faut s’efforcer d’éviter tous les non-dits et faire en sorte que les responsabilités de chacun soit précisées.

Du côté des enfants, le plus souvent, ils restent avec leur mère. Quand les parents refont leur vie, l’enfant est confronté non plus à deux parents séparés, mais à trois voire quatre adultes qui exercent sur lui leur autorité. Cette situation complexe et parfois confuse peut amener l’enfant à se révolter. Les relations de ces nouvelles familles sont donc difficiles. Il faut savoir que le nouveau conjoint n’a aucun statut juridique vis-à-vis de l’enfant de l’autre. Ce qui n’exclut pas les responsabilités et les devoirs qu’il a envers lui. L’implication du nouveau conjoint dans la vie de l’enfant qui n’est pas le sien peut attiser des gros conflits conjugaux. L’enfant est donc tiraillé dans cette guerre entre conjoints ou ex-conjoints. L’autorité est flouée et l’enfant joue de ce malaise : « Tu n’es pas mon père » , est un reproche largement répandu, de même que tout ce qui touche à l’absence du parent biologique. Le nouveau compagnon ou la nouvelle compagne est souvent perçu comme un intrus, qui vient faire effraction dans la famille et son intimité. Cela peut être amplifiée si la personne est à l’origine de la séparation des parents……l’intrus devient le traître pour l’enfant.

Volontairement ou inconsciemment, celui-ci peut chercher à mettre en échec cette nouvelle relation, d’autant plus qu’il n’a pas renoncé à “raccommoder” ses parents. Ce n’est donc pas seulement en se rendant sympathique à un enfant, en lui souriant, en le couvrant de cadeaux ou encore en satisfaisant tous ses caprices, que le nouvel arrivant réussira à vivre harmonieusement avec lui.

Un mot d’ordre : laissez du temps aux enfants !

Pour éviter les conflits sans fin et trouver sa place nécessite de respecter quelques principes :

Evitez de vivre en invité dans le logement familial déserté par le père ou la mère biologique, mais proposer une concertation collective pour un nouvel aménagement de l’espace, des tâches, en tenant compte de l’existence de chacun.

Ne tentez pas de prendre la place du parent absent en matière d’affection ou d’autorité. Soyez au clair, définissez avec le parent présent et les enfants des règles de vie commune. Respectez le refus de l’enfant de se confier à vous, de vous apprécier….etc…

Surtout ne décidez pas de tout, l’enfant s’est accoutumé à avoir sa vie familiale gérée d’une autre façon. Plutôt que de tout bouleverser, mieux vaut discuter en couple, et devant l’enfant, des projets, des modifications dans l’organisation familiale. Il est nécessaire de s’adapter à l’enfant, sans pour autant s’effacer devant lui. La bonne entente n’est pas forcément là dès le début : Soyez vous-mêmes, l’enfant sentira le mensonge et perdra toute confiance en vous le cas échéant. Il faut prendre le temps de s’apprivoiser l’un à l’autre. N’oubliez pas que l’enfant n’a pas eu le choix dans ce bouleversement familial ! Inutile alors de déterrer la hache de guerre : le calme et la fermeté sont plus efficaces pour surmonter ensemble les obstacles !

Au début, les enfants sont plutôt enthousiastes, car ils voient leur père ou leur mère retrouver le sourire. Cela commence à se corser lorsque le nouveau venu vient vivre avec eux. Car cette fois, il entre dans leur territoire ! Et c’est là que les difficultés apparaissent. Tant qu’il ne franchit pas cette limite, tout le monde y trouve son compte…

Il peut aussi y avoir des situations plus difficiles dès le départ. Par exemple, lorsque le nouveau venu est à l’origine de la séparation des parents. Cela se passe souvent plus mal, car les enfants prennent instinctivement parti pour le parent délaissé.

Lorsque le divorce ou la séparation sont trop récents, trop présents, les enfants peuvent réagir de manière violente. Car au fond d’eux-mêmes, les enfants ne veulent pas que leurs parents se séparent. Il faut du temps pour qu’ils digèrent. La recomposition sera plus facile et plus solide si la séparation est ancienne, et je dirais même si le parent a connu une période de solitude. Car alors, le fait de retrouver un conjoint est vécu par les enfants comme quelque chose de positif, une sorte de soulagement.

Le nouveau conjoint est accepté plus facilement avec des enfants plus jeunes. Même s’il existe des contre-exemples. Ainsi, il peut y avoir vers 4 ou 5 ans des difficultés : les enfants sont en phase oedipienne, ils peuvent avoir des réactions plus marquées face au nouveau conjoint du sexe opposé. Chez les enfants plus âgés, la cohabitation est souvent moins aisée : il a souvent déjà vécu plusieurs années avec ses deux parents, et il peut avoir du mal à accepter le nouveau conjoint. Chez l’ados, c’est encore pire : car la notion de territoire est plus marquée. Sans compter qu’il est dans la période où il va rechercher l’opposition : le nouveau conjoint est la victime idéale de cette révolte !

En tant que parent, il vous faut faciliter cette arrivée du nouveau conjoint : il faut avant tout laisser du temps. Ensuite, il est important que l’enfant ne vivent pas le nouveau conjoint comme quelqu’un d’imposé. Il est important de créer du lien, de démarrer une relation. La première pierre de l’édifice, c’est d’abord le lien entre le nouveau conjoint et le parent : si celle-ci est solide, l’enfant va le sentir. Il est important que le couple prenne le temps de construire sa relation, puis d’inclure progressivement les enfants.

Le plus difficile, c’est lorsque l’autre parent est toujours seul, ou n’apprécie pas l’arrivée d’un nouveau conjoint. Cela crée pour l’enfant un conflit de loyauté… La meilleure recomposition, c’est quand l’autre parent reconnaît l’autre conjoint, et lui délègue même quelque chose, une partie de l’autorité parentale : il lui confère "officiellement" un statut de belle-mère ou de beau-père. Cela permet à l’enfant de ne pas se mettre en porte à faux entre les deux parents : il se sent autorisé à aimer le nouveau venu.

Quand il y a des enfants des 2 cotés, une nouvelle solidarité se crée d’instinct. Car chacun des enfants a déjà vécu la douleur de la séparation de ses parents. On a d’emblée une sorte de reconnaissance : s’ils ne sont pas frères et soeurs de sang, ils sont frères et soeurs de souffrance, et cela crée forcément des liens. En revanche, il peut y avoir des cas de conflit : si par exemple le père n’a pas la garde, et qu’il a rencontré une autre femme avec un enfant. Dans ce cas, une jalousie peut apparaître. Les enfants peuvent se sentir abandonnés par ce père, qui donne à un autre l’affection qu’il ne leur donne plus… Il est donc très important d’en parler dans ce cas et là encore, d’essayer de créer du lien.
En ce qui concerne l’enfant qui naît dans la famille recomposée, il est généralement bien accueilli : il légitime la nouvelle union. Il rassemble, c’est le ciment du nouveau foyer.

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