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Les Mutilations Sexuelles Féminines

Une campagne de sensibilisation contre l’excision et les mariages forcés a commencé depuis quelques jours dans la presse à l’initiative de la Secrétaire d’Etat à la solidarité, Valérie Létard.


En Afrique surtout, mais aussi parmi les populations immigrées en France, deux millions de fillettes sont, chaque année, victimes de pratiques aux conséquences sanitaires et sociales très lourdes, les mutilations sexuelles.

Mais qu’est-ce que cela implique-t-il ?

Les mutilations sexuelles féminines désignent toutes les interventions aboutissant à une ablation partielle ou totale des organes sexuels externes des fillettes et des femmes ou toute autre mutilation de ces organes, pratiquée pour des raisons culturelles ou autres et non à des fins thérapeutiques.

Ces mutilations féminines sont classées en quatre catégories :

- Excision dite « sunna » : ablation ou incision du capuchon du clitoris.

- Excision ou clitoridectomie : ablation du clitoris et, souvent, des petites lèvres. Cette opération, la plus fréquente, est pratiquée dans plus de 25 pays d'Afrique noire, ainsi que, dans une moindre mesure, en Asie (notamment en Indonésie et en Malaisie), au Moyen-Orient (notamment en Égypte et au Soudan et dans la Péninsule arabique (notamment au Yémen).

- Infibulation ou circoncision pharaonique : excision doublée de l'ablation des grandes lèvres, suivie de la suture bord à bord des deux moignons. Ne subsiste qu'une petite ouverture permettant le passage des urines et du flux menstruel. Cette opération est pratiquée à Djibouti, en Égypte, dans certaines régions d’Éthiopie, au Mali, en Somalie et dans le nord du Soudan. Cela consiste donc au rétrécissement de l’orifice vaginal avec recouvrement par l’ablation et l’accolement des petites lèvres et/ou des grandes lèvres, avec ou sans excision du clitoris. (excision complétée par la fermeture quasi-complète de l’orifice vulvaire).

- Autres types de mutilations sexuelles féminines : perforation, percement ou incision du clitoris et/ou des lèvres ; nymphotomie ou ablation des petites lèvres; cautérisation par brûlure du clitoris et des tissus qui l'entourent ; curetage de l'orifice vaginal ; scarification du vagin ; introduction de substances corrosives dans le vagin pour provoquer des saignements ou introduction d'herbes, toujours dans le vagin, dans le but de le resserrer ou de le rétrécir.

Ce sont le plus souvent des femmes âgées qui pratiquent les mutilations sexuelles. Le savoir est transmis par leurs mères. Les instruments aussi divers que des couteaux, des lames de rasoir, des morceaux de verre…sont utilisés pour ces gestes barbares. Pour favoriser la cicatrisation, elles appliquent sur la blessure des compositions à base d’herbes, de terre, de cendre, de bouse de vache ...

Dans ces pays, toutes les ethnies ne pratiquent pas les mutilations génitales féminines et dans une ethnie donnée, il y a aussi des variations. De plus, aucune religion n’impose les mutilations sexuelles féminines. Il s’agit d’une très ancienne pratique coutumière qui ne correspond aux préceptes d’aucune religion.

 

 
A quoi rêvent les femmes......? (...et ce qu'en pense leur homme)


Frédéric Ploton plonge dans le quotidien de couples : joies, peines, rêves, attentes......pour tenter de comprendre les différences!
Grâce à une enquête réalisée auprès de 1500 couples, l'auteur décrypte les planètes respectives des deux sexes et surtout la galaxie d'incompréhension qui les sépare.

Ainsi, au delà des clichés, la parole de ces couples va approcher ce que pensent véritablement les femmes de leur homme et inversement.

Alors, à quoi rêvent les femmes ? à un homme parfait? des enfants sages? un travail idéal? Un peu de tout cela mais surtout de leur vie réelle et pas seulement de fantasmes inaccessibles.

Ce livre ludique apporte des éléments précieux pour essayer de cerner l'enjeu de la vie amoureuse : la construction mais surtout la pérennité d'une vie de couple réussie.

 
Quel préservatif choisir?

Dès le début d'une vie sexuelle active, il faut penser à se protéger. Aujourd'hui, il existe des préservatifs masculins divers et variés, pour tous les goûts et de toutes les couleurs......


Face à ce choix, comment s'y retrouver et comment bien choisir ?

Vous pouvez opter pour :

- des préservatifs "stimulants" qui sont texturés, nervurés ou perlés,

- des préservatifs colorés, selon votre envie ou votre humeur,

- des préservatifs parfumés : vanille, fraise, banane, menthe... car même pour les fellations, le préservatif doit être mis!

- des préservatifs "seconde peau", ultrafins,

- des préservatifs plus épais ou avec gel anesthésiant, ce qui permet d'allonger la durée des rapports, ceux-ci seront destinés aux plus émotifs ou impatients!

- des préservatifs à base de polyuréthane ou de latex traité, ceux-ci plus spécialement pour les jeunes hommes (ou moins jeunes) allergiques au latex,

- des préservatifs à languette : celle-ci indique le sens de la pose du préservatif. Cela permet de moins manipuler le préservatif et donc de diminuer le risque de déchirure. Ceux-ci sont destinés aux "débutants" ou nouveaux utilisateurs.

Quelque soit votre choix, il est primordial de prendre la bonne taille. Si le préservatif est trop petit, il risque de se déchirer. Si le préservatif est trop grand, il risque de bâiller, de bouger.

Nous vous conseillons donc de faire un essai avant "le grand soir"....... et puis en essayant seul, cela permet de s'entraîner, de s'habituer pour être à l'aise le moment voulu.

Il est également important de choisir des préservatifs portant le sigle CE (tous ceux vendus en pharmacie sont aux normes européennes).

De plus, si vous partez à l'étranger, prenez vos précautions et emportez avec vous des préservatifs CE que l'on trouve facilement en France, contrairement à d'autres pays.

http://www.conseil-psy.fr/admin/index.php?2009/03/19/76-quelques-bonnes-raisons-pour-utiliser-le-preservatif-et-en-finir-avec-les-taboos

http://www.conseil-psy.fr/admin/index.php?2009/07/15/275-prevention-les-mst-ne-prennent-pas-de-vacances

 
Prévention : Les MST ne prennent pas de vacances !



L'été est et là, et les vacances battent leur plein.
En camping, en location, en résidence ou chez l'habitant, quel que soit votre âge, vous êtes susceptible de faire des rencontres et de pratiquer une sexualité avec de nouveaux partenaires.
Il fait beau, la joie et l'exaltation remplissent votre quotidien, et comme beaucoup de gens, vous aurez tendance à oublier que les MST (Maladies Sexuellement Transmissibles) ne prennent elles, pas de vacances.
Même si vous ne l'envisagez pas, vous n'êtes pas à l'abri d'un imprévu.
Aussi, que vous soyez homme ou femme : ayez toujours sur vous 2 préservatifs, et une boite dans votre valise.
Cette précaution sera d'autant plus primordiale si vous partez à l'étranger, où les préservatifs portant la certification CE peuvent être rares ou difficiles à se procurer.
Après avoir vécu une vie de couple, ou lorsqu'on arrive à un âge plus avancé, on se dit que le préservatif est le fait des jeunes, mais n'oubliez pas ceci : le H.I.V. ne choisit pas ses victimes en fonction de leur age.

Vous ne savez pas comment proposer le préservatif à votre partenaire, ou vous n'osez pas lui proposer le préservatif ?
Gardez en tête que la pose du préservatif peut faire l'objet d'un jeu sexuel
Si la peur n'évite pas le danger, seul le préservatif protège de manière fiable des MST.
N'hésitez pas à nous poser vos questions librement!!

http://www.conseil-psy.fr/admin/index.php?2009/07/09/267-quel-preservatif-choisir

http://www.conseil-psy.fr/admin/index.php?2009/03/19/76-quelques-bonnes-raisons-pour-utiliser-le-preservatif-et-en-finir-avec-les-taboos

 
Cet été, comment Booster ma Libido ?

Bientôt les vacances, la détente. Moment propice pour se rapprocher, mettez toutes vos chances de votre côté en étant au top de votre forme sexuelle !



Cet article s'adresse plus particulièrement aux femmes.

1er conseil : se déstresser

Troubles du sommeil, surmenage, bouffées de chaleur favorisent le stress et la nervosité… qui sont tous deux ennemis de la libido ! Comment prendre ou donner du plaisir lorsqu’on est inquiète ou tendue? L’excitation sexuelle dépend en partie du bon fonctionnement du système parasympathique, le centre nerveux du repos.
Alors, acceptez de ne pas être une "super woman", parlez de votre stress à un médecin, oubliez le café et le thé, au moins après 17 h. De plus,vous vous sentirez plus sexy si vous prenez soin de vous. Ce qui signifie dormir au moins 8h par nuit, manger équilibré... Mais aussi, des soins beauté comme les massages vous font vous sentir mieux dans votre peau. Et puis, essayez la phytothérapie (tilleul, verveine officinale…) ou l’homéopathie (Argentum nitricium, phosphorus, sepia…).

2ème conseil : se détendre

Rien de plus facile que de retrouver goût à l'amour et toutes les sensations du plaisir… Et cela peut commencer par la détente du corps !
Il s’agit de déverrouiller certaines parties du corps. Pour cela, on peut assouplir sa colonne lombaire par des mouvements de bascule du bassin d'avant en arrière, ou prendre des postures de yoga pour libérer les hanches…
Autant d’exercices qui préparent le corps aux « positions » de l’amour.

3ème conseil : se maintenir en formes et être bien dans sa peau

Un peu de fatigue, un peu de laisser aller peut-être aussi, souvent un peu de poids dû aux grossesses, à l’âge, à la contraception orale, un peu de rides là où on ne voudrait pas les voir apparaître, voilà quelques-unes des raisons qui font que l'on se détache des choses de l'amour…
Pire, quand l'amour va mal, tout va mal. On se sent mal dans notre corps, que l'on rend responsable de notre "désamour", et l'on a vite fait de considérer que l'on n'est plus désirable… Une activité physique même modérée (marche, vélo, natation…) entretient et améliore la libido. D’abord, parce qu’elle permet souvent de limiter une éventuelle prise de poids, donc de garder une meilleure image de soi. Cependant, si on a envie de prendre du plaisir avec quelqu'un, c’est que le désir de l'autre est déjà là et que cet autre en question désire notre corps tel qu'il est. Alors, on décomplexe et on apprend à accepter son corps tel qu’il est.
Ensuite, parce que l'activité physique augmente le taux de testostérone, hormone qui pourrait booster l’attirance pour le sexe, chez la femme. De plus, faire de l’exercice stimule la sécrétion d’endorphines, hormones qui provoquent un état d’euphorie plus ou moins marqué, ce qui peut être propice aux rapprochements amoureux...

4ème conseil : s'hydratez les muqueuses

Le délai de lubrification augmente dès la trentaine… Les rapports peuvent devenir parfois désagréables, voire douloureux, dus à la chute du taux d’oestrogènes qui provoque par ailleurs une perte d’élasticité et un amincissement des parois vaginales. Prenez le temps de vous montrer amoureuse, d’embrasser ou de vous déshabiller.
Les déficiences hormonales peuvent se corriger. En fonction de la nature de votre problème, vous recevrez des suppléments hormonaux, soit en testostérone, soit en oestrogènes. Si vous souffrez d’une diminution d’oestrogènes suite à l’allaitement ou à la pré ménopause, des crèmes à base d’oestrogènes ou des ovules vaginales peuvent aider à la lubrification. Discutez avec votre médecin de la possibilité de changer de traitement ou de moyen de contraception. Les réactions diffèrent d’un contraceptif oral à un autre. Sinon, les lubrifiants classiques sont à garder sous la main lors de chaque étreinte.
Les Traitements Hormonaux substitutifs de la Ménopause ont largement été remis en cause en raison des risques de cancer et de maladies cardio-vasculaires qu’ils impliquent. Toutefois, ils restent prescrits à des doses minimales pour la durée la plus courte possible, en cas de troubles invalidants de type bouffées de chaleur, troubles du sommeil, irritabilité ou fatigue, qui souvent jouent sur la libido.
Ces traitements classiques ont des équivalents phytothérapiques (à base de plantes).

5ème conseil : se muscler le périnée

Rien à voir avec une activité sportive ! Il s’agit de renforcer ces muscles pour accroître vos sensations pendant le rapport. En contractant les muscles du périnée plusieurs fois, vous les affermissez et augmentez le plaisir. En pratique, pour parvenir à ces performances, il suffit de le contracter plusieurs fois dans la journée (au travail, chez vous, à l’arrêt de bus…). Pour localiser ces muscles, imaginez que vous avez une diarrhée et contractez pour retenir. Relâchez. Contractez…

6ème conseil : parler d'une éventuelle baisse de libido à son gynécologue ou son médecin

On l’ignore trop souvent, mais une baisse de libido est souvent le premier symptôme de la dépression… Une chute de désir peut également être le signe d’un problème de thyroïde. Les médicaments comme les bêtabloquants (traitements clés en cardiologie), certains antidépresseurs et calmants peuvent amoindrir le désir sexuel... Même chose pour les neuroleptiques. La bonne nouvelle, c’est que vous n’êtes pas seule concernée (compte-tenu de la forte consommation de ces produits dans l’Hexagone, la libido de nombreux Français doit être aussi en berne !). La moins bonne, c’est qu’il est souvent difficile de définir si c’est le trouble traité (déprime, anxiété…) qui est en cause dans la baisse de désir, ou si ce sont les médicaments qui sont responsables. Vous avez un doute ? Consultez ! Votre médecin pourra peut-être vous proposer une alternative…même si, à vos yeux, votre sexualité ne regarde que votre couple !

7ème conseil : créer une atmosphère sensuelle, propice aux rapprochements tactiles

Opération séduction ! A vous les dessous affriolants, un chemisier transparent, une jupe, des bas pour améliorer la routine !! Le choix des vêtements nous met dans de bonnes conditions et participe à notre imagination. C’est la vue et le toucher qui sont sollicités pour attiser le désir.
Parfums suaves, lumière tamisée, musique sensuelle ……N’oubliez pas d’éteindre les téléphones, de fermer toutes les portes pour que personne ne puisse venir troubler ce moment de tendresse. Certaines auront besoin de lectures ou scénarios érotiques….. pourquoi pas si cela peut vous aider à pimenter les relations. Ensuite, place à l’imagination du couple pour une création à deux…

8ème conseil : cultiver l'art des baisers et du regard

Particulièrement sensuelles, les lèvres et la langue, lors des baisers, sont d’excellents préliminaires à l’amour. Les baisers sont aussi chargés d’affectivité dans la relation à l’autre. Le regard fait passer mille messages quand il se partage : l’étincelle du désir, le plissement du sourire coquin, la dilatation de la pupille quand le désir monte et la convulsion des yeux lors de l’orgasme. Bref le désir se lit aussi dans les yeux de l'autre…

9ème conseil : prendre ses précautions d'usage

Si on envisage de faire l'amour avec un nouveau partenaire, on pense donc au préservatif, pour prévenir une maladie sexuellement transmissible (MST ou IST) qui peut s’attraper à tout âge. N’hésitez pas à passer des tests, même si vous ne présentez aucun symptôme de ces maladies. Consultez dès que vous avez le moindre doute ou le moindre symptôme comme une sensation de brûlure quand vous urinez ou des saignements dans et autour de la zone vaginale.

10ème conseil : ne pas hésiter à consulter un psy

Toute baisse de libido n’est pas forcément liée aux hormones ! Elle peut notamment résulter de difficultés psychologiques à supporter l’infertilité, par exemple. Quand consulter ? Dès lors que la chute de désir fait souffrir... Il peut être intéressant alors, et bénéfique, de consulter un professionnel. Cela permet de pouvoir parler en toute liberté, de poser des questions, de faire le point, pour se rassurer déjà, mais aussi pour traiter le problème si besoin. Quant au choix du thérapeute, il n’y a pas de règle : thérapies courtes ou longues, tout dépend de votre vécu.

http://www.conseil-psy.fr/admin/index.php?2009/02/10/13-comment-choisir-entre-psychiatre-psychologue-psychotherapeute-psychanalyste

Plus on fait l’amour… et plus on a envie de le faire ! Une stimulation sexuelle fréquente, qu’elle passe par la lecture, la masturbation, émane des caresses de votre moitié ou de l’étreinte elle-même, favorise systématiquement l’afflux sanguin vers l’appareil génital. Conséquence : les glandes à l’origine de la lubrification continuent d’être stimulées et l’élasticité des tissus des parois vaginales se maintient mieux… Enfin, le liquide spermatique conserve la qualité des muqueuses.

Cependant, n’oubliez pas qu’en amour, ce n’est, au final, pas la quantité qui compte, mais la qualité… Des rapports moins fréquents mais désirés par l’un autant que par l’autre, sont tout aussi épanouissants.

http://www.conseil-psy.fr/admin/index.php?2009/04/03/104-quand-le-desir-sexuel-nest-pas-au-rendez-vousquelles-sont-les-causes-dune-baisse-de-libido

 
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Actualités

La maison et le développement psychique de l'enfant

 

L’importance du « Toit » dans la construction du moi, et des relations avec les autres…


A travers le monde il existe bien des formes et des types de maisons différents.
On construit une maison pour s’y abriter, s’installer mais aussi pour y partager émotions et souvenirs avec ceux qui y vivent au quotidien. Pourtant à travers le monde, il existe bien des formes de maison… Le toit est l’élément différenciateur par excellence. Sans leur toit, les maisons seraient presque toujours des cubes ou des rectangles. La forme du toit et le matériau qui le couvre permettent ainsi de reconnaître à quel pays ou à quelle région la maison appartient.

Mais dans tous les pays, la maison reste le premier espace exploré par l’enfant. C’est le foyer de sa famille. Celui-ci porte un vécu, amène un rythme et des habitudes qui lui sont propres. La maison est l’endroit privilégié où l’enfant grandit, partage les responsabilités, les joies et les peines de son existence au quotidien. Sous son toit, l’enfant ressent un véritable sentiment de sécurité et d’appartenance. Cela aura une importance majeure dans son développement psycho-affectif.

La maison est en effet le repère phare du jeune enfant.
Dès son plus jeune âge, l’enfant a besoin de repères. Or, les premiers repères de l’enfant sont ceux qui l’entourent et s’imposent à lui. La maison, avec ses murs et ses meubles, constitue autant de limites qui permettent à l’enfant d’apprendre à s’orienter et à gérer son corps dans l’espace.
Plus tard, la maison devient le lieu où se répètent, chaque jour, des situations qui permettent à l’enfant d’acquérir et d’assimiler ses premiers apprentissages, indispensables à la socialisation de l’enfant.
Chaque pièce de la maison correspond, en effet, à une expérience spécifique et récurrente (qui se répète). Ainsi, la salle de bains est l’endroit où l’on prend son bain, où l’on se brosse les dents tous les matins et tous les soirs, la cuisine celui où l’on prépare et où l’on prend ses repas en famille, le salon l’endroit où l’on regarde la télévision et enfin la chambre l’endroit où l’on joue et où l’on dort.
Chaque lieu est dédié à une tâche ou une activité spécifique et constante, et reconnue par l’enfant. Cela contribue à le rassurer et à lui donner la confiance nécessaire pour s’ouvrir à de nouvelles expériences.

Une fois les limites de la maison parfaitement intégrées, l’enfant sera alors en mesure d’étendre son cadre d’actions à son jardin, à son immeuble, à son quartier puis de définir ses propres limites vis-à-vis de l’extérieur.

D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si après le dessin du « bonhomme », celui de la maison est le thème favori des enfants. Même lorsqu’ils habitent un appartement, c’est presque toujours sous la forme d’une maison qu’ils représentent le lieu d’habitation.
Dessiner une maison, ce n’est pas seulement dessiner un volume, mais aussi représenter sa vie de famille. L’enfant y projette ses angoisses, ses fantasmes. Ainsi, sur les dessins, on note souvent que la porte de la maison est rarement ouverte car une porte fermée est perçue comme un endroit sécurisant ; une porte ouverte matérialisera souvent une maison inhabitée, inconnue ou source d’angoisse…
Un enfant ayant des problèmes relationnels aura tendance à dessiner une toute petite porte. S’il est angoissé ou s’il se sent insécurisé, il pourra même ajouter des barreaux aux fenêtres.

Après la maison, qu’en est-il de la cabane ?
Tous les enfants ont un jour envie de construire la fameuse cabane. C’est alors un repaire secret, interdit aux étrangers, mais aussi aux adultes, une sorte de tanière. Dans la maison, c’est un jardin secret. Dehors, c’est un prolongement de la maison.
Cela permet à l’enfant de s’approprier un espace, souvent suffisamment petit ou biscornu pour que les adultes ne puissent y entrer aisément mais quand même assez grand pour que tous les rêves y soient permis. Un espace propre dans lequel c’est l’enfant qui décide et qui dicte les règles du jeu. Dans ce royaume taillé à sa mesure, l’enfant s’invente des histoires fantastiques. Il peut ainsi passer de princesse à maîtresse d’école, de papa à cow-boy ou docteur !
Que ce soit une banale cabane en bois bricolée avec quelques branches, un abri de fortune sous une couverture ou une vraie petite maison construite avec l’aide d’un parent, l’enfant s’y sent chez lui. C’est son domaine où il peut inviter ses copains pour se dire des secrets, échanger des confidences, refaire le monde à leur image et se lancer dans de grandes parties de jeu très imaginatives. A l’abri du regard des parents, ils peuvent s’inventer tout un monde peuplé de secrets et d’objets fétiches.

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