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Tout sur l'encoprésie

C’est la persistance d’un non contrôle de l’émission de selles chez un enfant de plus de 2 ans, ceci en l’absence de tout trouble médical neurologique ou digestif de type malformation. On parle également d’incontinence fécale fonctionnelle.


L'encoprésie est la défécation "involontaire" ou délibérée dans des endroits non appropriés chez un enfant d'âge chronologique et d'âge mental d'au moins 4 ans. Pour porter ce diagnostic, il faut que ce trouble survienne de façon durable (depuis au moins 6 mois) à une fréquence d'au moins une fois par mois.

L'encoprésie est presque toujours diurne ; elle se reproduit chaque jour, l'enfant étant conscient de l'émission de la selle, qu'il dit ne pouvoir contrôler. Il s'agit soit de selles véritables, dures ou liquides soit de simples souillures.
L'encoprésie ne doit pas être confondue avec les incontinences du sphincter anal (encéphalopathies, affections de la moelle etc.) et les banales souillures de slip de l'enfant qui s'essuie mal après être allé à la selle.

L'encoprésie survient le plus souvent après une période de continence fécale d'au moins un an.

La fréquence est de 3% à 4 ans et 1,5% à 8 ans. Elle est parfois associée à l'énurésie (" pipi au lit ") ou à d'autres troubles du développement : langage, coordination des mouvements etc.

L’encoprésie primaire est le fait d’enfants qui n’ont jamais pu maîtriser le contrôle de leurs selles. Les lésions neurologiques sont alors souvent la cause.

Bien souvent, l'encoprésie a été précédée d'une constipation opiniâtre pour laquelle différents traitements ont été essayés. Dans d'autres cas, il s'agit d'épisodes d'encoprésie sans constipation ni mégacôlon fonctionnel, liés à des troubles psychologiques (désir d'opposition ou de vengeance, naissance d'un puîné, difficultés scolaires ou familiales etc.) : l'encoprésie est la manière de l'enfant de dire :"non"!

L’encoprésie secondaire est en effet le versant « fécal » de l’énurésie : c’est un mode de protestation ou de réaction contre des contraintes extérieures que l’enfant juge trop fortes ou trop contraignantes.
Il s’agit alors d’une régression, dont la cause est souvent une rigidité trop importante des parents, ou une volonté de ceux-ci à ce que l’enfant brûle des étapes. Le passage délicat de la mise sur le pot, s’il est mal géré peut être à l’origine d’une encoprésie secondaire.

Le mécanisme de l'encoprésie est initialement une rétention fécale : au contraire de l'enfant qui acquiert le contrôle de la défécation, le futur encoprétique retient sa selle : c'est une opposition à la mère. L'effort qu'il fait pour retenir les selles est souvent interprété par les parents comme une tentative de défécation. L'enfant s'isole, s'accroupit et fait de violents efforts pour retenir ses selles ou les faire remonter si l'expulsion a commencé.

Une erreur éducative sphinctérienne est à l'origine de la plupart des cas : éducation coercitive ou trop précoce. A la longue, se crée une dyschésie intestinale génératrice de fécalomes ; la sensation de besoin est émoussée, l'encoprésie devient quotidienne, les exonérations ne se faisant plus que par regorgement. La défécation dans la culotte survient lorsque les moyens de rétention de l'enfant sont débordés ou lorsqu'une partie du fécalome se liquéfie et franchit le sphincter.

Les facteurs émotionnels et affectifs en cause se réfèrent au mode de relation de l'enfant avec ses parents, et surtout avec sa mère, vis-à-vis de laquelle le refus de la selle peut être une première manifestation d'opposition.

Les mères d'enfants encoprésiques ont souvent une personnalité particulière. Elles manifestent un intérêt pathologique aux évacuations intestinales de l'enfant . Elles sont incapables de tolérer une seule journée de constipation. Elles sont souvent angoissées, névrosées. La père est souvent absent. Une dissociation du couple est souvent retrouvée. L'encoprésie, une fois constituée, suscite des sanctions familiales, un comportement rejetant de la part de tout l'entourage, à l'école, qui peuvent aggraver le repli sur lui-même de l'enfant encoprétique. Le garçon d'âge scolaire devient souvent la risée de ses camarades de classe.

Le trouble entraîne très souvent une baisse de l'estime de soi avec un sentiment de honte et de culpabilité qui peut se compliquer de dépression.

Comment réagir ?

Préventivement il s’agit de laisser l’enfant aller à son rythme pour acquérir son autonomie.
Une fois installée, l’encoprésie primaire nécessite la consultation d’un pédiatre qui adressera l’enfant à un neurologue pour éliminer un trouble neurologique. Une encoprésie secondaire, elle, ne nécessite que le recours au psychologue. Celui-ci essayera de comprendre la raison de cette régression dans le contexte familial et personnel de l’enfant.

 

Commentaires  

 
0 #2 27-01-2011 09:56
Avez vous envisagé de demander un rendez-vous avec la maîtresse et l'aide maternelle afin que vous et votre fils puissiez évoquer ce problème? En verbalisant devant lui le fait qu'il peut demander, sans être gêné, qu'on l'emmène aux toilettes, cela peut lui donner cette permission là et lever le blocage de devoir demander. Il serait pertinent que la maîtresse et l'aide maternelle lui disent textuellement qu'il ne doit pas hésiter à les solliciter. Essayez de voir si l'aide maternelle ne peut pas d'office l'emmener aux toilettes pendant la récréation..... Si vraiment vous ne voyez pas d'amélioration de la situation, consultez avec votre fils un psychologue de la PMI.
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0 #1 25-01-2011 17:45
Bonjour, j'ai besoin de conseils pour aider mon fils de 3 ans à surmonter une difficulté. Il n'a pas franchi le cap de faire caca dans les toilettes de l'école, en général il fait à la maison, mais il semblerait que quand son rythme est décalé, il fait dans sa culotte, pendant la récréation. C'est arrivé 6 fois depuis le début de l'année. Il n'ose pas demander à l'aide maternelle et il n'y a pas d'intimité dans les toilettes. Je me demande pourquoi cette difficulté et comment l'aider à la surmonter, en sachant que la maîtresse n'est pas trés patiente.
Merci
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Les conséquences de la télévision chez l'enfant

 

Une équipe spécialisée en pédiatrie de l'Université de Washington prétend que la télévision allumée en permanence compromettrait le développement du langage et de l'intelligence des jeunes enfants, même si ceux -ci ne la regardent pas.


Selon l’étude de cette équipe de chercheurs américains, la télévision allumée en permanence réduirait les capacités intellectuelles des enfants.
Des tests ont été réalisés sur 329 enfants âgés de 2 à 4 ans. Pendant deux ans, ils ont porté de manière périodique, des gilets équipés d'enregistreurs numériques, captant leur conversation et ceux qu'ils entendaient.
Le résultat apparaît plutôt inquiétant. En effet, les chercheurs montrent que pour chaque heure pendant laquelle la télévision est allumée, les enfants entendent entre 500 et 1000 mots de moins que les adultes. Les adultes prononcent 941 mots/heure et ces mots sont complètement éliminés quand l'enfant entend la télévision.
C'est justement ces mots entendus en moins qui peuvent engendrer des retards de langage.

"La télévision allumée à la maison réduit clairement la verbalisation à la fois chez les enfants et ceux qui s'en occupent, et est donc potentiellement néfaste pour le développement des bébés", affirme Dimitri Christakis, professeur en pédiatrie de l'université de Washington (nord-ouest), principal auteur de l'étude.
Il explique également que « ces résultats pourraient expliquer le lien entre l'exposition des enfants à la télévision et le retard dans le développement du langage».

On sait que le langage est un élément clef du développement cérébral, ainsi, une exposition constante à la télévision pourrait expliquer d'autres types de retard, comme la capacité d'attention.

Aux États-Unis, 30 % des foyers laisseraient leur télévision allumée en permanence, y compris quand personne ne la regarde. Cela soulève donc de grandes questions.

Ainsi, selon cette étude américaine publiée lundi, laisser la télé allumée en permanence nuit au développement des tout-petits. Laisser une télévision allumée en permanence à la maison nuit au développement du langage et de l'intelligence des jeunes enfants, même s'ils ne la regardent pas, en réduisant le nombre de mots qu'ils entendent et prononcent.

Si la télévision ouverte en permanence nuit au langage des enfants, il est donc fortement déconseillé aux parents d’utiliser la télévision comme une baby-sitter.

Pensez donc à éteindre plus souvent votre télévision, pour le bien être de vos petits bouts. Et surtout, dialoguez avec eux, racontez leur des histoires, expliquez verbalement ce que vous faites etc etc.

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