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Automutilation : quel impact des vidéos sur Internet ?

 

L'automutilation consiste à se blesser volontairement et touche surtout les adolescents et les jeunes adultes.

L'automutilation affecterait 14 à 21% des adolescents.

Le terme «automutilation» dans le moteur de recherche vous amène sur des plateformes de vidéos en ligne proposent bras bardés de cicatrices, chairs zébrées de coupures qui saignent encore ou cuisse transpercée par une aiguille...

Doit-on s'inquièter de l'impact des vidéos d'automutilations circulant sur internet et qui ont un succès croissant ?

Une équipe de chercheurs de l'université de Guelph (Canada) a voulu mesurer l'impact de ce phénomène de vidéos sur des sites comme YouTube.

Les résultats sont parus cette semaine dans la revue Pediatrics. Les chercheurs ont sélectionné sur YouTube les 100 vidéos les plus vues, parmi les 5000 vidéos répertoriées sous «self harm» (automutilation en anglais). Totalisant 2,3 millions de vues, ces vidéos cumulaient à elles toutes 22.000 commentaires, et avaient été choisies comme «favories» 12.321 fois (classer une vidéo parmi ses favoris permet d'établir un lien direct pour y accéder facilement).

Pour Stephen Lewis, psychologue et premier auteur de l'étude, la forte présence de ces vidéos sur Internet, phénomène «nouveau», est inquiétante car elle peut favoriser le passage à l'acte chez les adolescents.

Il est tout aussi inquiétant de constater que la grande majorité de ces vidéos (80%) était accessible à tous, sans avertissement sur la nature du contenu, sans mise en garde pour les plus jeunes. Or, près d'une sur trois contient des scènes explicites d'automutilation. 

«Ce genre de vidéos peut inciter quelqu'un qui est déjà passé à l'acte, ou qui y a songé, à recommencer. Parmi les vidéos que nous avons retenues, un certain nombre encourageaient les gens (à se mutiler), en donnant l'impression que cela faisait du bien».

On peut aussi redouter une «normalisation» de cette pratique. «En communiquant autour de ces vidéos, les jeunes peuvent avoir l'impression de faire partie d'une communauté virtuelle». Un sentiment réconfortant à un âge où se sentir accepté est important.

Selon le Dr Barent Walsh, auteur d'un livre sur l'automutilation, «les jeunes qui se mutilent s'en prennent à leur corps pour gérer des émotions négatives, comme une grande tristesse, du stress ou de l'anxiété». «Etonnamment», se blesser soi-même «les aide à réduire leur détresse émotionnelle», quand ils ne savent pas gérer le stress autrement, explique-t-il.

Cependant, d'autres experts sont moins alarmistes. Marilee Strong, journaliste et auteur d'un ouvrage sur l'automutilation, interviewée par le magazine Time, déclare qu'«il est peu probable que tout à coup, plein de jeunes commencent à se couper parce que ça a l'air cool ou parce que ces vidéos sont sur Internet».

Stephen Lewis et son équipe estiment cependant qu'Internet devrait être également utilisé pour transmettre des messages de prévention. «Ces vidéos donnent parfois l'impression que l'automutilation est une envie contre laquelle on ne peut pas lutter. A tort. On connaît ce phénomène et il est possible de s'en sortir», assure-t-il.

Dans un communiqué, You Tube décalre n'autoriser aucun contenu encourageant des activités dangereuses, mais qu'il lui était impossible de prévisualiser toutes les vidéos, compte tenu de leur quantité. Deux milliards de vidéos seraient regardées sur le site chaque jour, et 35 heures de film mises en ligne chaque minute. YouTube précise que sa signalétique repose sur le signalement de contenus choquants par les internautes, ensuite vérifié par ses employés.

 

 

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Le sommeil, nécessaire au bon développement de bébé

 


Le sommeil est la deuxième fonction fondamentale chez le nouveau-né, après l’alimentation. Le fait de dormir est primordial pour se reposer, grandir, régénérer les cellules ….
C’est aussi une coupure avec le monde extérieur et ressemble à la fusion retrouvée avec la mère.
Au cours de la première année de la vie, la durée totale du sommeil diminue alors que les réveils deviennent de moins en moins fréquents. L’enfant dort moins mais par périodes plus longues.

Le sommeil du nouveau-né est lié à l’alimentation ; le bébé se réveille quand il a faim ou soif et se rendort une fois que ce besoin est comblé. Durant les premiers mois de vie du bébé, ses parents devront se conformer à son rythme. Dans le cas contraire, le bébé ressentira un sentiment de malaise et se mettra à pleurer.

Vers 6-8mois, le cadre environnemental de l’enfant joue un grand rôle pour celui-ci. Bébé a pris conscience de l’existence distincte de ses parents, de son entourage, mais aussi des odeurs, des bruits, des variations de lumière, etc. Tout changement de cadre pourra donc affecter l’enfant même si cela n’implique pas une séparation d’avec les parents (ex : déménagement, une naissance…).

Entre 1 et 3 ans, les parents remarqueront souvent que leur enfant dort souvent moins bien. Il est très excité par l’apprentissage de la marche ; petit curieux, il s’intéresse à tout ce qui l’entoure. Il prend plaisir à bouger, et donc pourra avoir du mal à s’endormir, ou à vouloir arrêter les activités nouvelles et intéressantes même s’il est fatigué.

De même, l’acquisition de l’autonomie qui le rend explorateur, peut aussi le rendre souvent craintif, anxieux. L’enfant pourra être troublé par un changement dans ses habitudes, par un départ, par la naissance d’un petit frère ou petite sœur. De cet événement perturbateur pourra en résulter parfois des rêves pénibles, des difficultés pour s’assoupir, des réveils très matinaux.

Il faut savoir qu’un rite rassurant est souvent nécessaire à l’enfant pour s’endormir ; il a besoin de la présence de ses parents, d’un doudou, d’une histoire, d’une boîte à musique ou de toute autre coutume apaisante.

La question du sommeil sera aussi en jeu surtout dans la période du « non ». Le moment du coucher pourra être le prétexte à une opposition systématique. L’enfant refuse alors de se coucher malgré la fatigue, l’esprit de contradiction l’emportant sur le besoin physiologique de repos.

Pour l’enfant, dormir signifie être séparé de ses parents ; il a parfaitement conscience que ceux-ci continuent à vivre sans lui. Inconsciemment il sait que la nuit est le moment où ses parents ont des relations intimes. Au moment de l’apparition du complexe d’Œdipe, l’enfant peut donc chercher à empêcher ce rapprochement en refusant de se coucher dans son lit, en pleurant et en les appelant ou bien en venant les retrouver dans leur chambre.

Tout en rassurant l’enfant et en lui montrant qu’ils là, il est indispensable que les parents se gardent un espace pour eux seuls, adultes. Cela signifie dormir dans une chambre à eux, distincte de celle de l’enfant. Même mère, la maman est en même temps une femme, et un père en même temps un homme. Il est primordial de se réserver une certaine intimité, non seulement pour l’équilibre du couple mais aussi dans l’intérêt de l’enfant. Le complexe d’Œdipe est une phase indispensable du développement de l’enfant. Celui-ci doit sortir de cette période, grandi, rassuré et prêt à assumer quelques années plus tard (mais sur ces bases là), sa vie d’adolescent puis d’adulte.

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