Conseil-Psy: une écoute et un accompagnement permanents

Ado et sexualité : parents, ouvrez le dialogue !

 

Sachant que les enfants et les ados ont aujourd’hui accès à la pornographie très facilement, les médecins conseillent aux parents un temps de discussion sur le sujet, pour que les jeunes ne se méprennent pas sur la réalité. Jusqu’à 12-13 ans, on peut poser clairement les limites en disant qu’on n’est pas d’accord pour qu’il regarde ce type d’images. Il est conseillé d’installer un logiciel de contrôle parental, mais cela ne remplace pas la vigilance des parents. Ainsi, il est préférable d’installer l’ordinateur dans une pièce familiale et non une chambre, pour surveiller son utilisation sans l’interdire.

Il faut encourager le jeune à poser les questions qu’il peut avoir sur la sexualité et adopter une attitude bienveillante sans jugement moral pour qu’il ose se confier. Il est important qu’il apprenne comment l’autre sexe fonctionne, qu’il découvre qu’il est normal d’avoir du désir sexuel, qu’il existe différentes orientation sexuelles, etc. Une mère aura plus de facilité à parler à sa fille et un homme a son fils ; mais le point de vue du parent de sexe opposé apporte un plus. Et pour dissiper la gêne, qui est naturelle de part et d’autre, mieux vaut adopter un ton léger et souriant !

« On peut expliquer à sa fille qu’il ne faut pas tout accepter sous prétexte qu’un garçon lui plaît beaucoup, pour qu’il reste avec elle. En fait c’est l’inverse qui va se passer, il va se servir d’elle comme d’un objet. Pour se faire respecter, il faut oser dire NON, conseille le Dr Christian Spitz. Quant aux garçons, on peut leur apprendre à ne pas avoir peur de la sensibilité et de la douceur qui est en eux, qu’ils n’ont pas besoin d’être « machos » pour séduire, bien au contraire ! »

3 questions au Dr Christian Spitz, pédiatre :

« On ne s’épanouit pas sexuellement parce que l’on a tout fait et tout essayé ». Quels sont les dangers de la pornographie pour les jeunes ?
La pornographie présente la sexualité comme une performance et en donne une image qui ne correspond pas à la réalité, avec des pratiques marginales (sodomie, violence, relations à plusieurs…) qui ne sont pas nécessaires à un épanouissement sexuel. Pour les garçons et les filles pré-pubères, avant 13 ans, certaines images accessibles sur Internet ou sur les téléphones portables sont particulièrement choquantes. Elles peuvent perturber les plus fragiles qui n’ont pas assez de points de repère dans leur famille. Le danger est que cela soit considéré comme une norme, au lieu de découvrir la sexualité par la dimension affective.

 Quel est le rôle de la société et de l’école ?
La société actuelle véhicule beaucoup de violence, dans les films, les jeux vidéos, et les ados ont souvent une attitude de toute-puissance, surtout si leur éducation ne leur a pas appris la frustration. L’éducation sexuelle dans les collèges et lycées varie beaucoup d’une région et d’un établissement à l’autre. Elle n’a pas assez évolué et reste trop centrée sur les aspects « mécaniques » de la sexualité :  reproduction, prévention des grossesses non désirées et des MST… Et pourtant, les deux tiers des filles inscrites en classe de troisième pensent qu’il n’est pas possible de tomber enceinte lors du premier rapport sexuel !  Mais surtout, l’aspect relationnel, affectif et sensuel est complètement oublié, ce qui est vraiment dommage.

Quels conseils donneriez-vous aux parents ?
Sachant que la majorité des ados ont été ou seront exposés à des images pornographiques, cela ne sert à rien d’interdire… Mieux vaut être ouvert au dialogue sur la sexualité, exprimer clairement ses valeurs (respect de soi, de l’autre, de la femme, non-violence…) et expliquer que la relation sexuelle peut être belle et agréable si on ne fait pas n’importe quoi, avec n’importe qui et n’importe comment. L’amour, ce n’est pas la pornographie, dont les scénarios sont pauvres et ringards ! Ne jamais poser non plus à votre ado de questions directes sur sa sexualité ou lui parler de votre propre sexualité : à chacun son intimité !

www.santepratique.fr

 

 

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Les 3 Phases du Complexe d’Œdipe chez le Petit Garçon

 


La phase phallique :

Le garçon a l'intuition des jeux sexuels qui existent entre ses parents et prend conscience qu'il existe entre eux une complicité dont il est exclu. La frustration qu'il en ressent provoque plusieurs comportements typiques où l'enfant tente de s'interposer entre son père et sa mère (il entre dans la chambre parentale sans frapper, par exemple). Il finit par entrer en rivalité directe avec son père et peut exhiber son pénis à sa mère. Avant cette période, le père était vécu comme une mère auxiliaire. L’enfant va dorénavant se rendre compte que le père a en fait une fonction bien particulière. Il représente une menace potentielle. L’enfant se rapproche de sa mère. Il vient de comprendre que le père intéresse beaucoup la mère, malgré ses revendications à lui, enfant. S'en suit alors une attitude de colère et d’admiration pour ce personnage qui accapare et plaît tant à sa mère. L’enfant vient de juxtaposer la fonction parentale du père par rapport à lui , avec la fonction d’amant par rapport à la mère. Il est difficile pour l'enfant d'accepter de partager. L’enfant se trouve plongé dans sa première solitude d’humain et tend alors à se replier sur lui-même.

La castration symbolique :

Le père s'oppose aux désirs de l'enfant. Le petit garçon le considère alors comme quelqu'un avec la stature d'une figure autoritaire susceptible de le punir. L'enfant s'imagine la castration soit comme sanction par le père dans leur rivalité (on parle alors de « complexe d'Oedipe positif »), soit comme identification à la mère dans un désir inversé de séduire alors le père (« complexe d'Oedipe inversé », qui rend compte de l'ambivalence et de la bisexualité humaine). Dans les deux cas, cependant, les pulsions sexuelles constitutives du complexe sont refoulées. Aussi cette étape est-elle souvent à l'origine de traumatismes et de névroses.

La résolution du conflit :

Le refoulement des pulsions sexuelles dure jusqu'à l'adolescence (période de latence). La crainte de la castration amène le garçon à renoncer à la satisfaction sexuelle avec l'un ou l'autre de ses parents et lui permet ainsi de sortir du complexe d'Oedipe, de chercher d'autres partenaires sexuels que sa mère, et de construire désormais sa propre personnalité en empruntant des éléments aussi bien à son père qu'à sa mère.

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