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Binge drinking : quelle vulnérabilité face à l'alcool?

Une nouvelle étude portant sur la consommation excessive d'alcool des adolescents, montre que les jeunes filles sont plus particulièrement vulnérables aux effets négatifs du binge drinking que les garçons. L'étude précise que ces effets sur la maturation du cerveau peuvent perdurer plusieurs mois après ces épisodes de consommation excessive d’alcool. Ces conclusions seront publiées dans l’édition d’octobre 2011 de la revue "Alcoholism : Clinical & Experimental Research".

Le binge drinking soulève des inquiétudes pour la santé des jeunes et sur les effets possibles de l'alcool sur les processus de maturation neuronale durant cette période de développement. Une forte consommation d'alcool a déjà été associée à des perturbations dans le fonctionnement cognitif chez des populations adultes ou adolescentes, en particulier sur les tâches de mémoire spatiale (SWM: spatial working memory). Cette étude a examiné les effets spécifiques du binge drinking sur la mémoire et suggère que les adolescentes peuvent être particulièrement vulnérables aux effets négatifs d’une consommation excessive d'alcool. 

Le Dr. Susan F. Tapert, directeur par intérim du département psychologie et professeur de psychiatrie à l'Université de Californie à San Diego, explique, qu'à l’adolescence, le cerveau poursuit sa maturation de façon significative, en particulier dans les régions frontales du cerveau qui sont associées à certains niveaux plus sophistiqués de la pensée, comme la planification et l'organisation". "Une forte consommation d'alcool peut interrompre la croissance normale des cellules du cerveau pendant l'adolescence, en particulier dans ces régions du cerveau frontal, ce qui pourrait interférer avec la capacité des adolescents à progresser sur les plans scolaires et sportifs, par exemple, et ce qui pourrait avoir des effets durables, plusieurs mois après, chez les adolescentes."

L’équipe du Dr. Tapert a recruté 95 adolescents de 16 à 19 ans d'âge de l’école publique de San Diego dont 40 pratiquaient le binge drinking (27 hommes et 13 femmes) et 55 témoins (31 hommes, 24 femmes). Tous les adolescents ont passé des tests neuropsychologiques, des interviews sur leur consommation d’alcool et une IRMf.

La mémoire de travail est un terme qui renvoie à l'utilisation de l'information présente à l’esprit, et est essentielle à la logique et au raisonnement. la mémoire de travail est notre capacité à percevoir l'espace autour de nous, puis à mémoriser et à utiliser ces informations. Les chercheurs ont choisi d'examiner la mémoire de travail spatiale, car des études précédentes avaient déjà montré qu'elle peut être altérée chez les adultes et les adolescents qui consomment de l’alcool de manière excessive. Les déficits de mémoire de travail peuvent entraîner des problèmes de conduite, de raisonnement, en sport ou encore d’orientation.

Le Dr Tapert (selon les résultats de la recherche) explique : « que les “gros buveurs” présentent moins d'activation du cerveau dans plusieurs régions cérébrales et de manière plus significative chez les jeunes femmes et pour une même tâche ". "Ces différences dans l'activité du cerveau sont liées à de moins bonnes performances chez les femmes sur les mesures de l'attention et la capacité de mémoire. L'étude suggère que les adolescentes peuvent être particulièrement vulnérables aux effets négatifs du binge drinking et rappelle que les adolescents et adolescentes sont biologiquement différents.Un professeur du département de psychiatrie et des sciences comportementales de l'Université Stanford, le Dr. V. Sullivan Edith, commente: «L’alcool sur un cerveau en développement complique la trajectoire normale de développement, déjà différente selon les sexes." Chez la Femme, le cerveau se développe de un à deux ans plus tôt que chez les garçons, donc la consommation d'alcool intervient à un stade différent de développement. L'alcool oourrait également agir sur les fluctuations hormonales et avoir un effet différent sur les femmes, au métabolisme plus lent et avec un rapport plus élevé de graisse vs poids corporel.

 

Clinical & Experimental Research (ACER) "Adolescent Binge Drinking Linked to Abnormal Spatial Working Memory Brain Activation: Differential Gender Effects" - santelog.com

 

 

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Parler de la mort avec son enfant.... grâce aux livres

 

Parfois, face à un sujet grave et difficile à aborder, les livres peuvent être une ressource pour communiquer. Ce sont alors des médiateurs pour trouver les mots justes et entamer un dialogue nécessaire.



On constate d’ailleurs que les enfants éprouvent un plaisir manifeste à la lecture des livres traitant de la mort, pour peu qu’on leur en offre à lire.

Il faut bien se dire qu’un enfant n’est jamais trop petit pour entendre parler de la mort.. Quant à la relation entre l’enfant et la littérature, on n’est jamais trop petit non plus pour découvrir les plaisirs et les richesses apportés par la lecture.

Le livre est un des médiateurs qui peut faciliter la parole via le texte et l’image, en donnant des mots à l’adulte pour expliquer, accompagner.

Dans de nombreux livres, le thème principal tourne autour de la mort d’un personnage, ou même de son absence. Les enfants lisent et relisent ces ouvrages, sans réticence ni question superflues. On peut donc penser qu’ils y trouvent du plaisir, du bonheur même, celui-ci étant en partie liée avec la mort et avec la lecture plus précisément.

La mort d’un personnage, une séparation….mises en scène par le biais d’un personnage, permet à l’enfant de revivre au niveau fantasmatique des situations connues qui l’affectent, le questionnent.

Comme la peluche du tout-petit, compagnon de ses émotions les plus secrètes, les livres permettent aux processus de symbolisation d’opérer. Ils autorisent les interactions imaginaire-symbolique. Ainsi, ils permettent au ressenti personnel des émotions et des pulsions de participer à la construction de la pensée intellectualisée et partagée.

Bien sûr, le livre est un médiateur autour duquel peuvent et doivent s’organiser des échanges. Les livres permettent ensuite à l’enfant à retourner vers la réalité, apaisé, enrichi, transformé parfois.

Les ouvrages pour les plus jeunes, ont pour héros des petits garçons ou petites filles qui favorisent l’identification. Il est possible toutefois, de rencontrer des personnages bien éloignés de l’enfant idéal, gentil, obéissant et animé des meilleurs intentions y compris dans des sujets aussi graves que la maladie grave, la mort ou le deuil.

Qu’il s’agisse des enfants ou des adolescents, il n’existe pas de collection spécifique relative à la mort dans la littérature de jeunesse, ce thème étant présent dans plusieurs collections pour les enfants et les adolescents. Il convient toutefois de vérifier si les tranches d’âge indiquées par les éditeurs sont adaptées aux plus jeunes. Certains livres parlant de la mort peuvent ainsi, de par leur contenu, requérir l’accompagnement d’un adulte y compris pour les enfants lecteurs.
A noter que malgré la richesse des ouvrages parlant de la mort, il est très difficile de trouver des références d’ouvrages pour les tout petits avant 3 ans.

Les ouvrages destinés aux adolescents permettent également de s’identifier au narrateur ou au personnage principal. Ce dernier est généralement un jeune confronté au quotidien de n’importe quel adolescent : conflit familial, importance accordée aux copains, amour, sexualité, auxquels la problématique de la mort ou du deuil vient s’ajouter. D’une manière générale, si le style reste littéraire, il n’en exprime pas moins la violence des sentiments de révolte ou de colère propres à cet âge.

Si la mort n’est pas un sujet dont on parle, elle inspire quoiqu’il en soit de nombreux auteurs en littérature jeunesse. La fiction à elle seule aborde plusieurs thèmes tous en lien avec la mort : la maladie grave, le manque, le deuil… Les moyens existent pour parler de la mort aux plus jeunes, n’hésitons donc pas à nous en servir pour trouver un moyen de parler de l’indicible.

Voici donc une liste non exhaustive d'ouvrages pertinents :

- Adieu, Monsieur Câlin (NILSSON, Ulf ; TIDHOLM, Anna-Clara. - Paris : Oskar Jeunesse, 2007).
Dans ce livre, la vieillesse ainsi que la maladie et la mort sont abordées à travers l'histoire d'un cochon d'Inde qui s'appelle Monsieur Câlin.



- Au revoir, papa (JADOUL, Emile ; EECKHOUT Emmanuelle. - L’Ecole des Loisirs Pastel, 2006).

C’ est l’histoire d’un petit garçon dont le père est mort. Seul avec ses pensées et ses interrogations, celui-ci s’enferme dans son chagrin et ne peut accepter le nouvel amoureux de sa mère. Ambivalent envers cet homme qui vient emménager chez eux, le petit garçon se demande si sa mère a oublié son père. C’est en parlant avec elle et en se rendant tous deux au cimetière, accompagnés de « l’intrus », que le petit garçon va pouvoir avancer et s’autoriser à accepter l’amoureux de sa mère.



- La petite fille et l’arbre aux corneilles (JALONEN, Riitta ; LOUHI, Kristiina.Paris Oskar Jeunesse, 2007).

Ce livre raconte l’histoire d’une petite fille endeuillée par la mort de son père. Cette fillette confie son chagrin à un arbre, esseulé lui aussi depuis que ses amies les corneilles se sont envolées au loin. Le livre parle de la douleur de la séparation, cependant, la mention « A partir de 3 ans » de l’éditeur semble inadéquate au regard de la longueur et du lyrisme des textes.



- On me cache quelque chose (FLORIAN, Mélanie – Alice Jeunesse - Bruxelles : 2007).

Dans cet album, nous partageons le ressenti d’une jeune enfant. Suzie, surnommée « Petit Bout », a 5 ans. Autour d’elle tout le monde est triste sans que personne ne lui ait dit pourquoi.. Pourtant, Suzie a compris que sa mémé dont elle est très proche est gravement malade. Dans ce récit raconté à la première personne, les couleurs vives des illustrations, la mise en forme du texte avec des phrases qui semblent s’envoler viennent renforcer l’idée que le plus difficile pour Suzie n’est pas la maladie ou la mort de sa grand-mère mais le fait qu’on le lui cache.



- Petite plume (AERTSSEN, Kristien. – L’Ecole des loisirs/Pastel : 2007).

C’est l’histoire de Cerise qui passe des moments merveilleux chez ses grands-parents, le Professeur Plume et son épouse Madeleine. Ils partagent ensemble leur passion pour les oiseaux. L’hiver arrive et Madeleine commence à se sentir de plus en plus mal. Dans ce livre, la mort de Madeleine est exprimée par cette simple phrase « Madeleine s’endormit pour toujours ». Beaucoup de spécialistes déconseillent ce recours aux métaphores car l’enfant en s’identifiant au personnage peut craindre des situations similaires : ne plus s’endormir car cela peut être pour toujours…Cela peut accroître l’angoisse de l’enfant surtout si rien n’est parlé.



- Sors de ta chambre (REYSSET, Karine. - L’Ecole des loisirs/Pastel : 2007).

Dans cet ouvrage , la mère de Clara est décédée d’une maladie grave. Âgée de 16 ans, Clara reproche à son père d’avoir refait sa vie avec une nouvelle compagne et de vouloir vendre la maison de campagne familiale où demeurent encore des objets personnels ayant appartenu à sa mère. N’arrivant pas à communiquer verbalement son mal-être, elle décide de s’enfermer dans sa chambre et de ne plus en sortir. Le problème central réside dans la vente de la maison de campagne qui représente pour Clara une deuxième mort, symbolique cette fois, la mort du souvenir de sa mère.


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