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Comment résister aux achats compulsifs ?

Les achats de compensation ne sont pas rares quand le moral n’est pas au beau fixe. Mais pour certaines personnes, il est particulièrement difficile de résister et l'achat compulsif peut mener à des situations financières et familiales délicates.

Sortir de l’achat compulsif, ce n’est pas forcément dépenser moins, c’est surtout dépenser mieux et s’offrir ce qu’on aime ou ce dont on a besoin. Les acheteurs compulsifs libérés de leur fièvre ont changé leur relation à l’achat, à l’argent et aux objets. Ils n’achètent plus seuls, dans la honte et la culpabilité.

Voici quelques conseils pratiques pour aider les personnes qui souffrent de leur comportement d’acheteur compulsif :

- Payez en liquide vos achats. La carte bleue est immatérielle et ne représente pas concrètement de l’argent. On laisse donc sa carte bancaire à la maison : avant une virée shopping, on ne sort qu’avec de l’espèce dans son porte-monnaie. On visualise mieux ce que l'on dépense. On contrôle ainsi mieux ses dépenses.

- Etablissez un budget : ouvrez vos relevés bancaires, consultez régulièrement vos comptes sur Internet et apprenez à mieux gérer votre argent en prévoyant une somme à dépenser pour le shopping sans jamais la dépasser.

- Faites une liste de shopping face à votre placard. De quoi avez-vous besoin ? Cette astuce ne fonctionne que si, dans les magasins, vous vous cantonnez à votre liste !

- Faites-vous accompagner pour ne pas être seul(e) face à vos impulsions d'achats.

- Évitez les périodes de soldes et les solderies. Avoir le sentiment de faire une bonne affaire est trop déculpabilisant ! Donc les soldes, non et non, ce n'est pas pour vous.

- Faites du lèche-vitrine uniquement lorsque les boutiques sont fermées : tard le soir ou le dimanche !

- Bannissez les catalogues de vente par correspondance, les sites marchands et les émissions de téléshopping dont le marketing est redoutable d'efficacité.

- Faites du sport ou appelez un(e) ami(e) ou allez au cinéma lorsque vous sentez vos envies monter. Il vous faut vous changer les idées rapidement!

- Posez-vous les bonnes questions avant de craquer! Avez-vous réellement besoin de ce produit? N'avez-vous pas d’autres besoins plus vitaux à régler : loyer, facture de téléphone, nouvelle chaudière ?

- Tenez un carnet d’achat : tenez scrupuleusement à jour votre journal de dépenses. Si vous vous rendez compte que vous avez acheté des choses inutiles sur une pulsion, essayez de comprendre pourquoi.

- Testez-vous : partez, sans moyen de paiement, faire du lèche-vitrine pour le simple plaisir des yeux. Si vous repèrez quelque chose qui vous plaît, vous attendez plusieurs jours pour savoir si cet objet vous manque vraiment ou si l’envie est passée.

- Vérifiez toujours qu’il est possible de rendre gratuitement un article avant de l’acheter. Ainsi si vous craquez malgré tout, vous savez que vous pourrez le rapporter sans avoir à être dans le rouge.

- Faites vous aider : lorsque l’on souffre de ses achats compulsifs, il est conseillé de faire appel à des professionnels. Vous pouvez alors suivre une psychothérapie pour comprendre les raisons de votre addiction ou une thérapie comportementale.

- Participez à des groupes de soutien.

Très proche de l’addiction, cette pathologie peut répondre à des thérapies comportementalistes. Le thérapeute travaille sur la dépression et sur la notion d’un autocontrôle à mettre en place lorsque survient une émotion négative. Il cherche à susciter et à faire cultiver un autre centre d’intérêt. Certains médicaments comme les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine sont utilisés, pour obtenir un effet sur la dépression, sur l’impulsivité et sur la compulsivité.
Les achats compulsifs sont une réelle addiction, comme l'alcool ou la drogue, et si vous vous sentez hors de contrôle, il est conseillé de consulter les spécialistes des addictions.

Il faut apprendre à connaître ses vrais désirs. En arrêtant de se mentir sur ce que l’on croit vouloir. Il faut avancer sur la connaissance de soi-même, en s’écoutant étape par étape. En pratiquant des exercices et en se rendant dans des magasins pour tester sa résistance à l’achat. En tenant ses comptes sur un carnet. En essayant de comprendre quelles sont les pensées, les émotions et les angoisses qui me donnent envie d’acheter des objets.

 

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Actualités

Quels sont les dommages psychologiques de la guerre sur l'enfant ?

 

 

Quoi de plus terrifiant pour un enfant que de se retrouver seul, perdu, séparé de ses proches, surtout lorsque la guerre fait rage ?


Bien que le droit international humanitaire et les droits de l’homme garantissent une protection spéciale aux enfants, ceux-ci sont trop souvent pris dans la tourmente des conflits armés. Chaque jour, des milliers de civils sont tués ou blessés dans le cadre de conflits armés et plus de la moitié de ces victimes innocentes sont des enfants. Les enfants ne sont évidemment pas les seules victimes des conflits armés à travers le monde mais ils constituent une population particulièrement vulnérable, en raison de leur immaturité physique et psychologique, et nécessitent une aide spécifique.

Les enfants sont exposés à de nombreux risques en temps de guerre : orphelins, portés disparus, séparés de leur famille, réfugiés ou déplacés à l’intérieur de leur pays, maltraités (sévices physiques, psychologiques, sexuels…), recrutés comme soldats, enfants astreints à des travaux forcés….
L’enfant isolé est une proie facile pour toute sorte d’exploitation.

En période de conflit, des milliers de parents et d’enfants se trouvent séparés, ignorant ce qu’il est advenu aux uns et aux autres. Dans le même temps, l’insécurité et l’absence de structures engendrent, jour après jour, une situation propice à la montée de la violence ou de l’industrie du « crime organisé », pour lesquelles l’enfant séparé de sa famille ou livré à lui-même est particulièrement vulnérable : trafic d’enfants, gangs de rue, prostitution, esclavage…

Au-delà des violences sexuelles ponctuelles, dites opportunistes, le viol est utilisé dans certains conflits comme une arme de guerre : en violant la fille, la femme, ou la mère de l’ennemi c’est sa communauté toute entière que l’on cherche à atteindre.

Indépendamment des risques liés à la contamination par le VIH/Sida, le viol est avant tout synonyme de mort sociale pour les enfants qui en sont victimes car ils subissent bien souvent rétrospectivement l’opprobre de leur groupe.

Les enfants isolés ont également plus de risques d’être enrôlés de force en tant qu’enfant soldat ou d’être adoptés illégalement ; nombre d’entre eux vont rejoindre les rangs des migrants clandestins et/ou deviennent demandeurs d’asiles.

Parlons également du statut ambigu des enfants soldats.
L’expression « enfant soldat » désigne toute personne âgée de moins de 18 ans faisant partie de toute force ou groupe armé, régulier ou irrégulier. Ce phénomène des enfants soldats n’est pas nouveau puisqu’il remonte à l’Antiquité mais son caractère massif est totalement inédit : les enfants peuvent représenter jusqu’à 50% des factions armées, lesquelles contrairement aux idées reçues, compte de nombreuses filles.
La question des enfants soldats pose problème : d’un côté, ils sont reconnus comme victimes selon le droit international, et de l’autre, ils sont placés sur le banc des accusés pour les atrocités qu’ils ont pu commettre et qui relèvent de la responsabilité pénale. Pourtant sont-ils responsables de leurs actes ?
Ces enfants soldats se retrouvent victime et bourreau à la fois.

Ces enfants soldats sont aussi une main d’œuvre très recherchée et sous contrôle.
Qu’ils aient été recrutés de force, qu’ils aient rejoint les combattants pour une question de survie, ou qu’ils se soient enrôlés volontairement par désir de vengeance, les enfants « font d’excellents combattants » : ils coûtent moins cher qu’un adulte ; ils passent facilement inaperçus lorsqu’il s’agit de collecter des informations. Désireux de prouver leurs valeurs aux plus âgés, sans véritable conscience de la valeur de la vie et de la mort, ils sont aisément manipulables et obéissent aux ordres sans états d’âme. Les enfants sont également choisis car ils manient sans difficultés les armes légères, peu coûteuses, qu’on peut se procurer facilement.
Souvent battus, drogués et menacés, ils doivent prendre part aux tortures et aux meurtres ou ils sont impliqués dans des missions suicides. Ils sont utilisés comme messagers, porteurs, patrouilleurs, gardiens, cuisiniers ou même « détecteurs » de mines et nombre d’entre eux deviennent des esclaves sexuels. L’armée leur fait subir une discipline de fer assortie d’une culture rituelle visant à les transformer en de véritables « machines à tuer », insensibles à la mort et à la douleur, ne faisant plus la distinction entre les notions de « bien » et de « mal ».

Les enfants soldats perdent, non seulement leur enfance et leurs chances d’être éduqués, mais ils risquent aussi la mort ainsi que de nombreuses blessures invalidantes et de profonds troubles psychologiques liés au traumatisme. Qui plus est, ils sont souvent confrontés au rejet de la société et de leur famille rendant leur réinsertion particulièrement difficile. La vie des ces enfants est sacrifiée.

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