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Tabagisme : renforcement des mesures de lutte

Une circulaire publiée au JO du 3 août 2011 demande aux préfets de renforcer les contrôles des mesures récentes de lutte contre le tabagisme auprès des plus jeunes telles que l'interdiction de vente de tabac aux mineurs et des cigarettes aromatisées.

Claude Guéant, Xavier Bertrand et Nora Berra ont signé une nouvelle circulaire relative aux mesures de lutte contre le tabagisme. Publiée au JO du 3 août 2011, elle rappelle et précise les principales dispositions de la loi Hôpital, patients, santé et territoire (HPST) en matière de lutte contre le tabagisme :

  • interdiction de vente de tabac aux mineurs. L'article 98 de la loi a relevé l'âge d'interdiction de vente des produits de tabac de 16 ans à 18 ans. Une affichette rappelant cette interdiction doit être apposée à la vue du public dans les lieux où ces produits sont vendus. Si le vendeur a un doute sur l'âge de l'acheteur, il peut lui demander une pièce d'identité et, le cas échéant, lui refuser la vente du produit s'il ne fait pas la preuve de sa majorité. Le non-respect de cette interdiction de vente est puni par une contravention de 4e classe (amende de 750 euros) ;
  • interdiction des cigarettes aromatisées dont la teneur en ingrédients donnant une saveur sucrée ou acidulée dépasse des seuils fixés par décret (vanilline : 0,05 % de la masse des tabacs/Ethylvanilline : 0,05 % de la masse des tabacs) ;
  • interdiction d'implantation des lieux de vente de tabac dans les zones "protégées", qui existent actuellement pour les débits de boissons, c'est-à-dire autour d'édifices et établissements spécifiques, tels que les établissements scolaires, de santé ou de sport ;
  • interdiction de vendre du tabac dans les galeries marchandes des hyper et supermarchés des départements d'Outre-Mer.

La circulaire revient sur la nécessité de renforcer les contrôles sur l’ensemble des dispositions et notamment la réglementation existante sur les zones non fumeurs (interdiction de fumer dans les lieux à usage collectif, y compris les terrasses). Il est demandé aux préfets de département de dresser "un bilan au 30 septembre 2011 de la mise en oeuvre des mesures de la loi HPST relatives au tabac, des contrôles effectués et des infractions constatées". Chaque bilan départemental sera intégré à une synthèse régionale remise aux ministères de la Santé et de l'Intérieur.

Le tabac, première cause de mortalité évitable

Le tabac provoque 60 000 décès par an en France. Il est aussi la première cause de cancer et l'une des principales causes des maladies cardio-vasculaires.

La France reste, avec environ 30 % de fumeurs réguliers, loin de l'objectif des 20 % fixé par l'Organisation mondiale de la santé. "L'un des moyens de réduire les conséquences du tabagisme est de prévenir l'entrée dans le tabagisme des plus jeunes", précise la circulaire.

www.gouvernement.fr

 

 

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L’importance de la lecture dans le développement de l’enfant : « Je lis, donc je suis ».

 

De 0 à 7 ans, l’enfant se structure psychiquement en modifiant considérablement son rapport aux autres et à son environnement.


Pour « Grandir », l’enfant doit abandonner petit à petit sa relation exclusive avec ses parents. Il s’agit alors pour lui de s’ouvrir au monde réel qui n’est pas toujours aussi beau que l’imaginaire.
Les phases essentielles à son développement intellectuel et psychique passent donc par l’identification, la distanciation, et la verbalisation. Tout cela est bien stimulé par la lecture.

Le livre permet notamment un éveil sensoriel et affectif.

A l’âge où tout contact physique s’apparente à une expérience sensorielle, le livre sollicite à la fois l’odorat (odeur du papier et de l’encre), la vue (forme du livre, couleurs des illustrations...), le toucher (papier, reliefs, reliure, format..) et le goût pour les petits qui dévorent littéralement les livres !!!

Dans leurs premiers livres, les tout petits découvrent des objets ou des situations faciles à identifier pour leur âge. Par ce biais, ils apprennent progressivement à « faire des enchaînements », c’est-à-dire à comprendre que c’est le même personnage qui est répété tout au long de l’histoire aux différents chapitres de celle-ci.

Quand la lecture du livre est faite par un adulte, l’enfant va faire le lien entre les images et comprendre que c’est « l’histoire » qui donne un sens véritable aux images. Il est donc important de lire des histoires à son enfant. Non seulement, quel beau moment affectif et convivial mais c'est également important pour son apprentissage. De même, le plaisir que l’enfant éprouve à entendre une histoire l’amenant à rêver, à jouer à des jeux symboliques revêt alors une dimension affective fondamentale, pour la relation future entre l’enfant et la lecture.

Lorsqu’un enfant aime particulièrement une histoire, il y revient sans cesse et toujours avec le même plaisir. D’ailleurs, il aime retrouver un personnage avec lequel il a peur, avec leque il se réjouit, ou avec lequel il pleure. L’enfant se sécurise, se rassure et se structure par le fait de pouvoir consulter le livre aussi souvent qu’il le désire et d’y retrouver ce personnage, avec toujours les mêmes émotions.

N’oublions pas que la lecture est également la porte ouverte à toutes les connaissances.

Pourtant, si tous les enfants peuvent apprendre à lire, devenir « lecteur » n’est pas si facile. L’envie de lire naît et perdure si l’enfant a saisi l’intérêt de cet apprentissage qu’est la lecture. Il est donc important que l’enfant comprenne, dès le début, qu’il ne s’agit pas uniquement de découvrir de belles histoires mais également d’accéder à tous les savoirs : informations, formation, communication, expression de ses opinions…
L’enfant qui a conscience de toutes les dimensions culturelles de la lecture se sentira plus motivé pour réussir cet apprentissage. Là encore, l’accompagnement par un parent, un enseignant, un éducateur, s’avère souvent primordial.

Qu’en est-il du conte ?
Depuis quelques décennies, des spécialistes de l’enfance voient dans les contes de fées un formidable médium thérapeutique. En effet, ceux-ci seraient susceptibles d’aider les enfants (et pourquoi pas les adultes) à résoudre leurs difficultés grâce aux conflits incarnés dans ces histoires.
En explorant le monde des fantasmes et de l’imagination, en allant jusqu’au bout des conflits générant de l’angoisse, l’enfant affronte ses peurs, les maîtrise et s’en libère.

Les enfants semblent plutôt attirés par les histoires qui mettent en lumière les faiblesses qui leur sont propres, à grand renfort de sorcières, d’ogres et autres croque-mitaines : la peur d’avoir faim, l’angoisse de la séparation, les terreurs nocturnes, la hantise d’être abandonné et dévoré. Pour certains spécialistes, ces « prédateurs surhumains » représentent des figures parentales dont les défaillances éclateraient au grand jour. Pour d’autres spécialistes, ces « monstres » ne sont que les alter-ego de l’enfant cherchant à s’exprimer en mettant en scène des conflits intérieurs.

Ainsi, on peut conclure que l’apprentissage de la lecture est réellement primordial dans le développement de l’enfant.

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