Comment peut-on appréhender ce trouble du comportement : s’agit-il d’une réaction pathologique de retrait pouvant évoquer une conduite délirante de type paranoïaque (le syndrome est donc rattaché à une pathologie psychiatrique) ou le libre choix d'un mode de vie ?

En dehors de toute pathologie psychiatrique ou d’altération cognitive, le syndrome de Diogène correspondrait à une réaction au stress spécifique du sujet âgé, survenant sur une personnalité prédisposée comportant des traits d’anxiété, d’humeur morose et d’attitude de retrait. Cette réaction constituerait une attitude active et non une dégradation passive.

Dans la littérature anglo-saxonne récente apparaît un consensus considérant qu’au moins la moitié des patients " Diogène " souffre de pathologies psychiatriques, notamment : démence, alcoolisme, paraphrénies, mais aussi schizophrénie chez des cas jeunes, et enfin TOC.

Concernant les démences, on pourrait émettre l’hypothèse d’un dysfonctionnement du lobe frontal. En effet, la démence frontale et le syndrome de Diogène partagent des symptômes communs comme l’hostilité, une anosognosie et une syllogomanie interprétée comme une forme de persévération motrice. Enfin, il a été constaté dans certains cas une évolution secondairement démentielle. Ne peut-on pas interpréter alors le syndrome de Diogène comme précurseur d’une démence.

Le syndrome de Diogène pourrait être parfois classé dans les névroses d’involution.

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